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Projet de recherche
L’Inra coordonne un projet européen portant sur la lutte intégrée contre la Sharka

L’objectif du projet européen de recherche SharCo coordonné par l’Inra est de fournir à l’UE de nouvelles méthodes et outils afin de mieux connaître le virus de la Sharka.

Détecté pour la première fois en Bulgarie en 1915, le virus de la Sharka affecte actuellement les arbres fruitiers à noyau du genre prunus (pêchers, abricotiers, pruniers) dans la majorité des pays producteurs à l’échelle mondiale. Le 28 février, lors du SIA, l’Inra présentait un nouveau programme de recherche européen portant sur la Sharka intitulé SharCo. Coordonné par l’Institut français, ce projet portera sur la période 2008-2012 et impliquera 17 instituts de recherche dans 12 pays européens ainsi que les Etats-Unis. « Il est utile et nécessaire de mobiliser des compétences étrangères pour construire une stratégie de lutte intégrée contre la Sharka,expliquait en préambule, François Houllier, directeur scientifique plante et produits du végétal à l’Inra. Il ne s’agit pas du seul projet sur cette maladie. Il y a déjà des chercheurs à l’Inra de Bordeaux, Avignon et Montpellier qui travaillaient sur ce sujet. » Véronique Decroocq, chercheur à l’Inra de Bordeaux a été nommée coordinatrice du programme européen. Doté d’un budget de 4 ME, dont 3 ME venant de l’UE, ce programme de recherche est composé de trois volets : virologie-épidémiologie, génétique et interface d’aide à la décision (système de gestion de crise).

« La Sharka est répandue partout, explique Miroslav Glasa, de l’institut de virologie de Slovaquie. Avec ce projet, nous allons essayer de mieux connaître ce virus avec l’étude du génome dans les différents pays où le virus est présent. Le problème, c’est que ce virus n’est pas uniforme ni homogène, il existe en effet différentes souches plus ou moins graves. Nous en connaissons six dont trois très importantes. » L’idée étant de pouvoir mieux détecter la présence du virus. « La lutte contre la Sharka passe essentiellement par des méthodes préventives, explique Mariano Cambra, épidémiologiste de l’institut de recherche agricole de Valencia (Espagne). Pour lutter contre ce virus, il faut arracher les plantes attaquées, vérifier les nouveaux plants et trouver des résistances. » Avant ce projet, il existait déjà des liens bilatéraux. « Quatre années, cela permet de mieux organiser les travaux, ajoute François Houllier. Et cela entraîne un changement d’échelle dans la manière de les coordonner. »

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