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Sival
L’agriculture verticale doit répondre à des besoins

Après l’engouement des débuts, l’agriculture verticale est aujourd’hui très discutée. Si ce mode de production peut être utile dans certains pays, son intérêt en France semble très limité.

Pour Eric Dargent, l’agriculture verticale basée sur l’empilement des étages de production présente peu d’intérêt en France. © Véronique Bargain - FLD
Pour Eric Dargent, l’agriculture verticale basée sur l’empilement des étages de production présente peu d’intérêt en France.
© Véronique Bargain - FLD

(D'autre sujets Sival dans FLD Hebdo et bientôt sur ce site)

Ces derniers temps, de gros projets d’agriculture verticale sont engagés dans le monde, soutenus par du capital-risque. « Le changement climatique, le manque de surface, la concentration des populations en ville… font que l’agriculture verticale a des intérêts en termes de rendement et de limitation des pollutions et de la consommation en eau et pesticides », a souligné, lors du Sival à Angers, Ramin Ebrahimnejad, de l’Association Vertical Farming. Ce mode de production reste toutefois très coûteux et très consommateur en énergie. « Même si les prix vont diminuer, il restera plus cher et nécessite une forte valorisation par des plantes aromatiques, médicinales, fraises, des débouchés haut de gamme… Il faut aussi augmenter l’efficacité énergétique pour des questions de durabilité et rentabilité », analyse Léo Marcelis, de l’université de Wageningen (Pays-Bas). Des améliorations techniques et organisationnelles sont aussi nécessaires.

« Beaucoup de start-up échouent parce qu’elles n’ont pas assez d’expertise agricole. Il faut aussi développer l’automatisation pour améliorer la rentabilité », note Éric Dargent, directeur de Refarmers, prestataire français de solutions en agriculture verticale.

L’agriculture verticale doit aussi répondre à un besoin. « Elle a de l’intérêt dans des pays trop froids, chauds ou secs pour produire ou dans des mégapoles où la production est très éloignée. En Suède, la demande est très forte parce que le basilic ou la roquette que l’on peut y produire remplace l’importation. En France, où le climat permet de produire, où il y a de l’espace, du savoir-faire, l’agriculture verticale a peu d’intérêt, sauf éventuellement pour des produits très spécifiques, la pharmacie, des fruits et légumes très haut de gamme ou dans le but premier d’apporter des services, de faire de la sensibilisation », estime Éric Dargent. Autre questions : réticents pour certains à la production sous serre, les consommateurs pourraient l’être davantage à l’agriculture verticale. A Angers, le projet de production de jeunes pousses Utopi’hall peine ainsi à trouver des débouchés.

« En France, où le climat permet de produire, où il y a de l’espace, du savoir-faire, l’agriculture verticale a peu d’intérêt ».

 

Lire aussi le sujet relatif à l'agriculture urbaine dans le prochain FLD Mag disponible à Fruit Logistica.

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