Climat : un épisode El Niño imminent de plus en plus en probable, quelles conséquences pour l’agriculture ?
La formation d’un épisode El Niño est de plus en plus probable à partir de mi-2026 d’après l’Organisation météorologique mondiale.
La formation d’un épisode El Niño est de plus en plus probable à partir de mi-2026 d’après l’Organisation météorologique mondiale.
Avec Agra Presse
Les conditions relevées laissent « présager un retour probable d’El Ninõ dès la période de mai à juillet 2026 ». C’est ce qu’a annoncé l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans son dernier bulletin mensuelle sur le climat du 24 avril 2026.
« Après une période de conditions neutres en début d’année, les sorties des divers modèles du climat présentent désormais une grande concordance, et on estime avec un degré de confiance élevé qu’un épisode El Niño va débuter », explique M. Wilfran Moufouma Okia, Chef de la Section de la prévision du climat de l’OMM dans un communiqué.
An El Niño event is expected from mid-2026, impacting global temperature & rainfall patterns, according to WMO's global seasonal climate update. Models indicate that this may be a strong one!
More details 👉 https://t.co/zQDJ6uWGJE pic.twitter.com/bqdt9uIaRr— World Meteorological Organization (@WMO) April 24, 2026
Pour rappel, El Niño est un phénomène climatique naturel cyclique caractérisé par un réchauffement des eaux océaniques de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial. Il se produit en moyenne tous les deux à sept ans, et dure en moyenne neuf à douze mois.
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Quelles sont les conséquences d’un épisode El Nino ?
Un tel épisode influe sur les températures ainsi que sur la répartition et l’intensité des précipitations, des périodes de sécheresse et des phénomènes extrêmes à l’échelle du globe. D’après l’organisation onusienne, les prévisions des trois prochains mois indiquent des températures sur les terres émergées « supérieures à la normale quasiment partout ». Avec un « signal fort » en particulier en Amérique du Nord, en Amérique centrale, dans les Caraïbes, en Europe et en Afrique du Nord.
Organisation météorologique mondiale - avril 2026
Lors du précédent épisode, l’année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée, « en raison de la combinaison du puissant épisode El Niño de 2023/24 et du changement climatique d’origine humaine causé par les gaz à effet de serre », précise l’OMM. À noter qu’il n’est pas prouvé que le changement climatique augmente la fréquence ou l’intensité des épisodes El Niño, même s’il peut « amplifier les répercussions associées ».
Une intensité encore incertaine pour le probable épisode 2026-2027
Pour le moment, selon les modèles et les projections, difficile de prévoir si le phénomène attendu sera intense ou non. « En général, le niveau de confiance dans les prévisions s’améliore après avril », peut-on lire dans le communiqué. L’agence météorologique a indiqué qu’elle publierait son prochain bulletin « Info-Niño/Niña » à la fin du mois de mai « afin de fournir des orientations plus fiables pour la prise de décisions durant la période de juin à août et au-delà ».