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Chou-fleur : chute des prix en février après les niveaux records de l’automne (Agreste)

Dans sa dernière note, Agreste souligne un rebond de la production de chou-fleur en février suite à un redoux. Les prix sont eux en baisse après le pic de l’automne.

En février, la période de redoux permet le retour de volumes conséquents, avec un réajustement des prix, avant un engorgement du marché qui ramène les cours sous la moyenne quinquennale avec des invendus et des retraits.
© Hans de Pixabay

Au 1er mars 2024, la production française de choux-fleurs de la campagne 2023-2024 est estimée à 183 900 tonnes, soit une baisse de -18 % sur un an et de -21 % par rapport à la moyenne 2018-2022. Ce recul s’explique principalement par des conditions météorologiques défavorables dans le bassin Ouest (forte humidité et tempête Ciaran, et vague de froid en janvier) qui représente 83 % des apports nationaux sur la campagne 2023-2024. Les volumes récoltés sur la campagne ont fluctué au gré des conditions climatiques, souligne Agreste dans sa note publiée le 29 mars.

Lire aussi : Bretagne : une offre en choux-fleurs de près de -70 %  

« En revanche, précise Agreste, un rebond de la production a été constaté en février suite à un redoux des températures, la récolte prenant même de l’avance sur des variétés prévues pour mars. »

Le recul des surfaces est moins marqué : 13 750 hectares, en léger recul de 1 % par rapport à la campagne précédente et en retrait de 7 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes. Le recul est plus significatif dans le bassin Nord.

 

Commercialisation : des prix bas en février après le pic de l’automne

En février 2024, les prix du chou-fleur sont inférieurs de 62 % à ceux de la campagne 2022-2023 et de 20 % à ceux de la moyenne 2018-2022. « Le marché a été alimenté par des volumes substantiels en raison de la douceur des températures », analyse Agreste.

  • En novembre, les cours se sont envolés dans un contexte de déficit de produits au niveau européen et d’une offre nationale particulièrement réduite en raison des conditions météorologiques (forte humidité induisant des pertes aux champs). 
  • En décembre, les cours se sont maintenus à un niveau très ferme malgré des apports proches du niveau de la campagne précédente, ainsi qu'en janvier avec une vague de froid qui accentue le déficit de production de choux-fleurs
  • En février, la période de redoux permet le retour de volumes conséquents, avec un réajustement des prix, avant un engorgement du marché qui ramène les cours sous la moyenne quinquennale avec des invendus et des retraits. 

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