Carotte : une production en hausse pour la saison 2025-2026
La production de carottes à destination du marché de frais français est annoncée en hausse de 9 % par rapport à la saison précédente, avec un nombre d’hectares semés équivalent et malgré une période marquée par les aléas climatiques.
La production de carottes à destination du marché de frais français est annoncée en hausse de 9 % par rapport à la saison précédente, avec un nombre d’hectares semés équivalent et malgré une période marquée par les aléas climatiques.
Forte de ses deux principaux bassins de production, l’Aquitaine et la Normandie, la production de carottes destinées au marché du frais devrait atteindre 368 000 tonnes cette saison.
Des volumes en augmentation par rapport à la saison précédente
Les prévisions pour la production de carottes à destination du marché français sont de 368 000 tonnes pour la saison 2025 – 2026. C’est supérieur de 9 % à la saison 2024-2025 qui avait cumulé 358 200 tonnes. Par rapport à la saison précédente, la production 2025-2026 est plus homogène sur l’année, avec plus de volumes de mai à août 2025 et de janvier à avril 2026, et moins de volumes de septembre à décembre 2025. Des taux de tri exceptionnellement faibles de septembre à décembre 2024, notamment en Normandie, expliquent ces différences observées.
Des disparités entre bassins
Deux bassins dominent la production : l’Aquitaine dont les volumes sont en hausse de 16 % par rapport à la saison précédente, et la Normandie qui, à l’inverse, voit ses volumes baisser de 14 %. D’après les rapports Agreste de 2025 et 2026, cette baisse serait due à de fortes chaleurs en juillet 2025 au moment des semis, et à des taux de tri plus élevés de septembre à décembre 2025 en Normandie.
Des surfaces stables au niveau national
Les surfaces plantées en 2025-2026 sont stables par rapport à 2024-2025, avec 10 732 hectares (+1 %). Comme pour les volumes de production, des différences d’évolution sont observées par bassin. Elles sont de faible ampleur en Normandie (-3 %) et en Aquitaine (+2 %) mais plus marquées en Gironde (+6 %). D’après Agreste, cette variation entre bassins est due aux rotations culturales.
Une valorisation limitée
La valorisation des volumes début 2026 a été compliquée. Le temps très humide de février a rendu l’accès aux parcelles difficile. Les déclassements ont été plus élevés que d’habitude et l’offre limitée. Ces difficultés se sont répercutées sur le mois de mars, avec un tri de légumes renforcé. Et cela se traduit sur les prix. De mai à novembre 2025, les prix perçus par les producteurs ont été bien plus faibles que la saison 2024-2025 sur la même période, jusqu’à février 2026, date à laquelle les prix perçus rattrapent ceux de la saison précédente.