Bretagne : la coopérative Solarenn confiante sur le début de campagne tomate
Après une saison 2025 mitigée, la campagne 2026 en tomate a plutôt bien démarré pour Solarenn. L’énergie reste un enjeu majeur.
Après une saison 2025 mitigée, la campagne 2026 en tomate a plutôt bien démarré pour Solarenn. L’énergie reste un enjeu majeur.
« La météo est favorable à la production et à la consommation et le démarrage de campagne est fluide, du fait notamment d’une concurrence marocaine moins importante cette année » se réjouit Ronan Collet, président de Solarenn. Selon Agra Presse, les inondations et tempêtes de cet hiver auraient en effet détruit 25 % du potentiel de production de tomate du Maroc. Ce bon début de saison survient après une année mitigée. En 2025, Solarenn, qui regroupe 25 producteurs pour 54 ha de serres, a commercialisé 22 000 t de tomate, 150 t de fraise, 25 000 mini pastèques et 5 t de courgette, lancée en 2025, pour 55 millions d’euros de chiffre d’affaires. « La saison a été mitigée en petits fruits, qui occupaient 45 % des surfaces, du fait de la concurrence marocaine au démarrage et d’un automne arrivé trop tôt. Elle a été moyenne en grappe, qui n’est plus assez valorisée. Elle s’est par contre très bien passée en tomates côtelées et anciennes, qui représentaient 35 % des serres et dont la surface augmente en 2026. » 500 000 euros ont été investis sur la station de conditionnement, avec notamment l’installation d’une ligne supplémentaire pour le format 1 kg.
L’enjeu de l’énergie
En 2026, la coopérative vise 58 millions d’euros de chiffre d’affaires. « Plusieurs facteurs sont prometteurs, analyse Isabelle Georges, directrice de Solarenn. Il faudra voir toutefois l’impact du contexte économique sur la consommation. Les distributeurs doivent maîtriser leurs marges pour limiter le prix pour les consommateurs. » Solarenn a notamment de bons espoirs en tomates côtelées et anciennes et pour sa barquette 250 g de tomates cerises souveraines, lancée en 2025 dans le cadre de l’AOP Tomates et Concombres de France pour contrer la concurrence marocaine. « Nous en avons vendu 800 000 en 2025, et espérons doubler ou tripler ce chiffre en 2026, la plupart des enseignes s’étant engagées à la développer cette année » indique Ronan Collet.
Le bémol est l’augmentation des coûts de production liés notamment au prix de l’énergie. « Depuis plusieurs années, notamment depuis 2022, de gros efforts ont été faits pour réduire la consommation d’énergie des serres, souligne Ronan Collet. Des producteurs ont aussi décalé les plantations à fin janvier début février, notamment dans les plus vieux outils et en tomates anciennes, pour réduire le besoin en chauffage. Et fin 2024, nous avons recruté une ingénieure qui travaille aujourd’hui avec chaque serriste sur les possibilités de mix énergétique et notamment sur l’électrification, avec les pompes à chaleur, les déshumidificateurs… »