Animaux nuisibles : la liste Esod mise à jour par le ministère de la Transition écologique
Le ministère de la Transition écologique a publié le 21 août au Journal officiel un arrêté fixant la nouvelle liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts ou Esod. Deux associations de protection des animaux ont annoncé engager des recours devant le Conseil d’État.
Le ministère de la Transition écologique a publié le 21 août au Journal officiel un arrêté fixant la nouvelle liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts ou Esod. Deux associations de protection des animaux ont annoncé engager des recours devant le Conseil d’État.
Actualisée tous les trois ans, la liste Esod des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts a été mise à jour le 21 août par un arrêté du ministère de la Transition écologique.
Quels animaux dans la liste Esod ?
Les animaux concernés sont le renard, la belette, la fouine, le corbeau freux, la corneille noire, la martre, la pie bavarde, le geai des chênes et l’étourneau sansonnet. L’arrêté permet de détruire à tir ou par piégeage ces espèces en dehors des périodes d’ouverture de chasse, selon des modalités et des périodes fixées pour chaque département. Les renards peuvent aussi être déterrés. L’objectif est « de prévenir et de réduire les dégâts que certains individus peuvent occasionner localement, notamment lorsqu’ils provoquent des perturbations des écosystèmes, des dommages aux activités agricoles », soutenait le ministère de la Transition écologique dans son projet d’arrêté mis en consultation publique en juillet. Sont citées par exemple les élevages avicoles face aux renards.
« Le classement n’a pas pour but d’éradiquer les espèces concernées, qui jouent un rôle important dans leur écosystème », défend le ministère de la Transition écologique. Cette nouvelle liste, qui met à jour celle datant 2023, est valable jusqu’au 30 juin 2029.
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Deux recours engagés contre la liste par des associations de protection des animaux
Deux associations de protection des animaux, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas), ont annoncé le 21 août engager des recours devant le Conseil d’État. Dans son communiqué, l’Aspas dit vouloir faire suspendre « un maximum de classements “Esod” » en France, argumentant que les animaux ciblés sont « déjà durement touchés par un été cataclysmique entre les feux de forêts, les canicules en série et une sécheresse historique ». La LPO déplore dans son communiqué le « retour en arrière » de l’État par rapport à ses engagements en lien avec la Stratégie nationale pour la biodiversité 2030.
L’association évoque notamment le cas de la martre qui avait été retirée de liste Esod en 2025 après une décision du Conseil d’État, qui figure finalement dans la nouvelle liste. Pour la LPO, ce classement Esod est une « politique à rebours des connaissances scientifiques désormais établies », citant par exemple une étude du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) de mars 2026. Les chercheurs montrent que la destruction des espèces Esod coûte plus cher que d’indemniser les dommages économiques causés, et appellent donc à réviser cette politique publique.
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