« Une machine à traire bien lavée, c’est une traite qui se fait mieux »

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Fabrice Halbert. « La difficulté, c’est que l’on ne perçoit pas forcément les défauts de nettoyage à l’intérieur de la tuyauterie. » Crédits : © F. Halbert

Courant 2024, des problèmes de cellules et une montée de germes (jusqu’à 32 000 UFC/ml) ont conduit Fabrice Halbert, éleveur de 50 laitières dans le Maine-et-Loire à faire intervenir un conseiller traite. L’élevage dispose d’une salle de traite 2 x 8 en simple-équipement, refaite en 2012. L’audit de nettoyage de la machine à traire (Net’Traite) a mis en évidence un encrassement de l’installation.

« D’une part, la température de l’eau lors du prélavage dépassait 50°C, expose Jonathan Sureau, conseiller indépendant. Cela conduit à cuire le lait, ce qui rend le nettoyage plus difficile par la suite. « En fait, le filtre à eau froide se trouvait encrassé, se rappelle l’éleveur. Si bien que le dosage était de 30 % d’eau froide et 70 % d’eau chaude, au lieu de 50/50 pour obtenir une eau tiède à la bonne température. » Après nettoyage du filtre, la température est descendue à 40°C.

« D’autre part, les produits utilisés pour le lavage ne se montraient pas suffisamment concentrés au regard de la dureté de l’eau dotée d’un TH supérieur à 30°f », poursuit le conseiller. Le dosage a été augmenté pour compenser et améliorer le nettoyage.

Les décrochages fonctionnent à nouveau correctement

« Suite à l’audit, je me suis vite rendu compte que les vaches se trayaient mieux, indique l’éleveur. Le fait que les décrochages automatiques fonctionnent à nouveau correctement y est sans doute pour quelque chose », suppose-t-il. Le défaut de nettoyage avait fini par encrasser les capteurs de débit d’une pellicule épaisse, ce qui entraînait de la surtraite.  « Ce problème était apparu petit à petit, je ne m’en étais pas vraiment inquiété, avoue Fabrice. Le souci, c’est que l’on s’habitue à une certaine routine et que l’on ne se rend plus forcément compte qu’il y a quelque chose qui cloche. »

Aujourd’hui, les vaches ne bougent plus lors de la traite et les cellules sont redescendues. « Les modifications intervenues y ont sans doute contribué, même si l’origine des cellules était certainement multifactorielle. Enfin, ce qui est sûr, c’est qu’une vache traite correctement, c’est forcément moins de problèmes », conclut Fabrice en souriant.

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Fiche élevage

400 000 l de lait

50 prim'Holstein à 8 500 l

45 charolaises

2 UMO

TPA 2 x 8 simple-équipement

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