Préparation à l'insémination : « J’ai remplacé les piqûres par des boucs actifs »

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Les boucs vasectomisés ne travaillent que deux jours dans l’année, mais ils permettent de déclencher efficacement les chaleurs des femelles sans utiliser de PMSG. Crédits : © EARL des Barres
Les boucs vasectomisés ne travaillent que deux jours dans l’année, mais ils permettent de déclencher efficacement les chaleurs des femelles sans utiliser de PMSG. Crédits : © EARL des Barres
Les boucs vasectomisés ne travaillent que deux jours dans l’année, mais ils permettent de déclencher efficacement les chaleurs des femelles sans utiliser de PMSG. Crédits : © EARL des Barres

Il y a quatre ans, Mathilde Kippert et Étienne André ont testé et adopté le programme alliant éponges et effet bouc pour la préparation à l’insémination artificielle (IA). Avec 75 à 80 % de réussite à l’IA, les résultats de reproduction ont été similaires à ceux obtenus avec l’injection de PMSG (gonadotrophine chorionique équine). « Nous en avions marre de faire les piqûres aux chèvres », expliquent ces éleveurs de 280 chèvres dans la zone AOP Chavignol. « Si nous voulions faire les IA le matin, vers 9 heures, il fallait injecter la PMSG quatre jours avant en début d’après-midi, explique Mathilde. Ce ne sont pas des horaires pratiques dans notre organisation. C’était aussi assez long, car nous inséminons environ 30 % du troupeau, soit un peu moins de 80 chèvres, et, à chaque chèvre, il fallait mélanger la dose à injecter. »

Deux jours avec les boucs

Le frère et la sœur préfèrent maintenant déclencher les chaleurs de façon synchronisée en couplant la pose d’éponge vaginale et l’introduction de boucs vasectomisés. « Cette année, nous avons posé les éponges le vendredi 29 mars. Cela nous prend environ une heure à deux personnes. Onze jours plus tard, le mardi 9 avril, vers 6 heures du matin, les éponges sont enlevées rapidement, en un quart d’heure environ, et on introduit les boucs vasectomisés. » Les inséminations seront réalisées deux jours après, le 11 avril, à partir de 9 heures.

Des boucs en forme en avril

Les éleveurs préfèrent utiliser des boucs vasectomisés plutôt que des tabliers. « Je n’ai pas trop envie de nettoyer les tabliers, explique l’éleveuse. Et j’ai toujours la crainte que les tabliers bougent et ne jouent pas leur rôle d’empêcher la fécondation. » Comme il faut un bouc pour dix chèvres, les éleveurs du Cher ont fait vasectomiser huit boucs de moins d’un an. « Je les ai amenés chez le vétérinaire par deux, et je suis reparti une heure après. Une anesthésie locale a suffi, et j’ai tenu les mâles pendant l’opération. », explique l’éleveur.

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L’intervention coûte environ 80 euros par animal, et l’éleveuse évite de faire cette intervention en été pour éviter que les mouches se collent sur la cicatrice. Les boucs ont un petit local avec un accès à l’extérieur et un éclairage spécifique de façon à suivre le programme lumineux pour qu’ils soient sexuellement actifs au bon moment. Les mâles reçoivent aussi du foin et des concentrés de novembre à avril.

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Parmi la douzaine de fiches techniques éditées par le Groupe reproduction caprine, l’une concerne le programme éponge et effet bouc et une autre aborde l’utilisation des boucs vasectomisés.

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