« J’ai candidaté pour la bourse Nuffield* pour trois raisons : j’ai l’envie et le besoin d’aller voir ce qui se fait ailleurs, je suis devenu coreprésentant au niveau européen de l’année internationale du pastoralisme en 2026 et j’ai un projet d’étude sur le pastoralisme qui nécessite des fonds. En effet, le pastoralisme compte de nombreuses facettes et je m’intéresse pour cette étude à trois d’entre elles : le changement de paradigme dans la consommation touristique autour des zones pastorales, la valorisation des produits issus du pastoralisme, notamment leur place sur le marché, la clientèle, les normes afférentes, etc. Et puis la question du digital, comment cet outil est utilisé par les communautés pastorales.
J’aimerais, pour étudier ces différents aspects, effectuer plusieurs voyages, notamment en Amérique du Sud pour le pastoralisme ovin, en Amérique du Nord pour les bovins, en Asie centrale (Népal, Tibet, Bhoutan) et en Afrique, notamment sur les questions de transhumance liées à la problématique de l’eau.
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À mon sens, il est primordial de faire savoir ce qui se fait dans le monde, savoir comment cela se passe ailleurs permet de prendre du recul ou des idées nouvelles pour nos systèmes. À l’issue des deux ans que dure le parcours Nuffield, je dois fournir un document écrit qui reprend mon étude mais je souhaite produire du contenu plutôt web pour informer les internautes de ce que je vois sur place, lors de mes voyages.
Sous forme de vidéos, de posts, je ne sais pas encore vraiment mais cela me semble primordial pour valoriser ce travail. Pour mener à bien ces voyages et ces projets de communication, je vais m’atteler à la tâche de trouver d’autres sources de financement complémentaires. La communauté pastorale française m’encourage dans ces études prospectives. Pour l’heure, tous les lauréats Nuffield se réunissent au congrès au Brésil, cela va me permettre de créer des liens internationaux. »
*La fondation Nuffield a pour objectif de permettre, grâce à une bourse, aux agriculteurs sélectionnés d’aller chercher, partout dans le monde, les meilleures idées et les meilleures techniques. Les boursiers français bénéficient de 10 000 à 15 000 € pour mener l’étude de leur choix.