1. Acheter une décolleuse à papier peint dans un magasin de bricolage tel que Brico Dépôt. Benjamin Passot a opté pour un modèle de 1 500 watts, qui lui est revenu à moins de 50 euros.
3. Prendre un pistolet à colle et boucher le petit trou latéral où se visse normalement le tuyau de décollage. Coller une bague d’étanchéité avec joint torique sur le gros trou de remplissage. Benjamin Passot a fabriqué sa bague à partir d’un raccord de filtre à sable. Mais il préconise de la faire réaliser par un usineur tourneur. Cette étape est primordiale. « L’embout du tuyau doit s’emboîter sur le bouchon, mais ne doit surtout pas descendre au fond de la centrale à vapeur, prévient Benjamin Passot. On risquerait d’être brûlé. » Le diamètre intérieur de la bague doit faire 35 ou 40 mm, selon le diamètre du tuyau dont on dispose ensuite. Le fait de ne pas avoir à le visser sur la bague mais juste à le clipser simplifie le remplissage en eau de la machine à chaque cycle.
4. Insérer un tuyau dans l’embout ainsi créé. Le vigneron a opté pour un tuyau de piscine, qui devient mou lors de l’utilisation de la machine. « Mais ça ne craint rien », assure-t-il. Il préconise de ne pas avoir un trop long tuyau, pour éviter qu’il ne rebondisse lors de l’utilisation. Il a opté pour une longueur d’un mètre.
5. Relier ce tuyau à une canne de soutirage en cuivre. Benjamin Passot en a récupéré une vieille gratuitement. L’intérêt de cette canne est qu’elle diminue le diamètre de sortie, ce qui provoque une poussée en pression et permet à la vapeur de bien pénétrer dans les pores du bois. Le viticulteur utilise cette machine durant 45 minutes par barrique. La décolleuse ayant un cycle d’une heure trente, il « stérilise » deux fûts par cycle. Il prévient que l’utilisation de cette machine n’affranchit pas du détartrage. Elle peut en revanche parfaitement gonfler des barriques inutilisées.