« Avec environ 120 chèvres sur 50 hectares, je suis à l’aise en termes de surface. Aujourd’hui, je cherche à nourrir les animaux avec le maximum d’herbe car cela reste l’aliment le moins cher et le mieux adapté aux animaux. Pour cela, j’ai une large palette de solutions pour récolter l’herbe quand elle est là. L’enrubannagepermet de faire une première coupe, entre le 20 avril et le 15 mai, afin d’assurer une bonne repousse derrière. Mais il faut être irréprochable sur la réalisation, notamment avec la luzernedifficile à conserver et le risque de listeria.
Davantage de lait avec l’affouragement en vert
Le pâturage reste le moyen le plus économique pour récolter l’herbe. Pour gérer le risque parasitaire, j’ai intégré un petit troupeau d’une dizaine de bovins. Elles passent dans les pâtures juste après les chèvres et cela casse le cycle des strongles gastro-intestinaux. Les vaches valorisent aussi une partie des prairies en zone Natura 2000 l’hiver.
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Dernièrement, j’ai acheté une faucheuse autochargeuse d’occasion à 7 500 euros et j’ai pu tester l’affouragement en vert quelques mois. Cet outil complète bien le pâturage et j’apportais de l’herbe le soir ou quand il pleuvait. Sur une prairie où les chèvres feraient des refus, j’observe qu’elles mangent tout quand on leur apporte en vert à l’auge. L’affouragement a eu un effet positif sur la production laitière. L’assolement 2026 va intégrer l’affouragement en vert et la nécessité d’avoir du vert à disposition toute l’année. »