DNC, MHE, FCO, grippe aviaire : l’Inrae travaille sur de nouveaux vaccins pour 2030
De nouveaux vaccins contre la FCO, la DNC, la MHE, la grippe aviaire et le syndrome dysgénésique et respiratoire du porc (SDRP) développés d’ici à 5 ans ? C’est l’un des objectifs de la stratégie scientifique « Inrae 2030 », présenté par l’institut de recherche ce 19 janvier à Paris.
De nouveaux vaccins contre la FCO, la DNC, la MHE, la grippe aviaire et le syndrome dysgénésique et respiratoire du porc (SDRP) développés d’ici à 5 ans ? C’est l’un des objectifs de la stratégie scientifique « Inrae 2030 », présenté par l’institut de recherche ce 19 janvier à Paris.
Cinq vaccins en cinq ans ? C’est l’un des objectifs que s’est fixé l’Inrae dans sa stratégie scientifique d’ici à 2030, présentée à l’occasion d’une conférence de presse ce 19 janvier à Paris. L’institut de recherche cible en particulier le développement de vaccins contre différentes maladies animales : maladie hémorragique épizootique (MHE), fièvre catarrhale ovine (FCO), dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC), grippe aviaire et syndrome dysgénésique et respiratoire porcin (SDRP). « On ne part pas de zéro », signale Pauline Ezanno, cheffe du département Santé Animale de l’Inrae. « Le développement d'un nouveau vaccin, c'est très long. C'est plusieurs années de travail », souligne-t-elle. L’institut va donc s’appuyer sur des travaux de recherches déjà engagés, notamment chez ses partenaires (Anses, Cirad, écoles vétérinaires, direction générale de l’alimentation, …).
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Un nouveau vaccin DNC pour distinguer les animaux vaccinés de ceux infectés
Sur la DNC où les recherches commencent juste, l’Inrae dit s’appuyer sur son partenariat avec le laboratoire national de référence du Cirad, et avec des entreprises privées ayant déjà étudié la maladie dans d’autres pays. L’objectif est d’aboutir à un vaccin à DIVA, c’est-à-dire permettant de distinguer avant les signes cliniques les animaux vaccinés de ceux infectés par la DNC. Un moyen « d'être beaucoup plus opérationnel sur le terrain, et donc d'avoir des vaccins beaucoup plus utiles pour les filières », soutient Pauline Ezanno. Ces travaux viendront « en renfort » du programme de recherche Élevages durables, récemment désigné comme prioritaire par le ministère de l’Agriculture face à la crise de la DNC et soutenu à hauteur de 45 millions d’euros.
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Des vaccins « à large spectre » pour couvrir tous les sérotypes de la FCO
Sur la FCO ou la grippe aviaire, l’Inrae souhaite développer des vaccins « à large spectre », pour couvrir plusieurs sérotypes et donc éviter la multiplication des vaccinations. Et face à ces maladies animales qui s’enchainent et se propagent vite, l’Inrae souligne aussi l’importance de pouvoir mobiliser massivement les vaccins. Ce qui nécessite de passer rapidement des résultats de recherche à un vaccin industrialisable, puis de construire des « stratégies de vaccination » pour assurer sa distribution en fonction de chaque territoire.
Un travail va être réalisé sur la MHE, afin d’aboutir à une stratégie vaccinale optimale qui pourra ensuite servir de base pour les autres maladies animales.
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