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« Il faut bien tasser son ensilage d’herbe »

Silvère Gelineau, ingénieur agronomie et productions fourragères à Arvalis, nous rappelle les conseils de base pour réussir son ensilage d’herbe.

<em class="placeholder">Equipement / groupe d&#039;ensilage régional / chantier de confection des silos d&#039;herbe</em>
Taux de matière sèche, préfanage, tassage et fermeture du silo : un ensilage d'herbe réussi repose avant tout sur le respect de quelques règles essentielles, avant même d'envisager l'ajout d'un conservateur.
© Réussir
<em class="placeholder">Silvère Gelineau, ingénieur agronomie et productions fourragères à Arvalis</em>

« Pour obtenir un ensilage d’herbe stable, il faut viser le bon taux de matière sèche : autour de 30 à 35 % pour les graminées, qui disposent de suffisamment de sucres pour favoriser une fermentation rapide, et plutôt 40 à 45 % pour les légumineuses, plus riches en pouvoir tampon et moins faciles à acidifier. Un préfanage adapté, généralement de 48 heures mais parfois jusqu’à 72 heures selon les conditions météo, permet d’atteindre cet objectif. Il faut également soigner le tassage du silo afin d’éliminer un maximum d’air et garantir une fermeture la plus hermétique possible. En réglant le hacheur à 6-8 millimètres, on cherche à obtenir des brins de 1 à 3 centimètres.

Stop à l’air

L’herbe fauchée est étalée sur le silo en couche fine de 10 à 30 centimètres. Là, il faut bien tasser en ayant autant de tracteurs au silo que la machine récolte d’hectare à l’heure. On compte 400 kilos de tasseur par tonne de matière sèche rentrante par heure. Pour atteindre l’anaérobie rapidement, il faut fermer le silo de façon à bloquer les échanges d’air. Une bâche plastique de bonne qualité peut protéger contre le rayonnement solaire tandis que les attaques d’animaux seront limitées par un filet, une deuxième bâche ou une couche de sable. Une fois ces bases acquises, les conservateurs peuvent constituer une sécurité supplémentaire. »

Lire aussi : Quel conservateur choisir pour son ensilage ?

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