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Energie
Et si vous louiez vos toitures agricoles

Une société allemande se lance dans la location de toiture de bâtiments agricoles pour installer des panneaux solaires.

Pour être efficace, le photovoltaïque solaire demande un toît orienté au sud, sud-est ou sud-ouest, sans ombrage et d'une pente d’au moins 19 %.
Pour être efficace, le photovoltaïque solaire demande un toît orienté au sud, sud-est ou sud-ouest, sans ombrage et d'une pente d’au moins 19 %.
© D. Hardy

Utiliser les toitures des bâtiments agricoles pour installer ses panneaux solaires. C’est l’idée d’un fabriquant allemand de cellules photovoltaïques, Amicus Salus, dont la filiale française est basée à La Rochelle en Charente-Maritime. « Dans le cadre du développement des énergies renouvelables, nous recherchons des agriculteurs prêts à nous louer leurs toits pour y installer des centrales photovoltaïques de grande dimension », explique Jean-Pierre Cicchiara, représentant pour le Sud de la France.

Avoir de grands toits ne suffit pas. Il faut disposer d’au moins 200 m2 de surface, être orienté au sud, sud-est ou sud-ouest, n’avoir aucun ombrage (sinon cela annule toute production d’énergie) et avoir une pente d’au moins 19 %. Il est préférable d’avoir un toit qui ne contienne pas d’amiante (le traitement de ce type de toit s’élève à 70 euros/m2).

À ces conditions, on peut alors choisir de supporter soi-même le coût de l’installation (de 700 à 1200 euros/m2, cela dépend du toit et du type de panneaux posés) ou de laisser cela à une société comme Amicus Salus. Celle-ci propose des contrats de vingt ans sans frais pour le loueur avec l’assurance de rachat de l’électricité produite par EDF et une maintenance assurée pendant toute la phase d’exploitation. Le loyer correspond à 3 % du chiffre d’affaires généré par l’installation chaque année. Ensuite, la société s’engage à l’efficacité des panneaux photovoltaïques sur les cinq années suivantes (car ils appartiennent alors au loueur).

Ainsi, pour ses 700m2 de toiture en photovoltaïques, un producteur de pommes de la région d’Avignon a perçu un revenu complémentaire de 1800 euros la première année. Ensuite, son loyer sera indexé au coût de la vie. « De plus, cela me permet d’avoir un toit parfaitement entretenu, tout en faisant quelque chose pour l’environnement », souligne-t-il. Ses 700 m2 de toiture représentent en effet une réduction des émissions équivalent CO2 de 48 tonnes.

Renseignements : 05 16 40 38 38 - contact@amicus-salus.com

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