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Alimentation
Bien connaître les co-produits des biocarburants pour bien les valoriser

© ckstockphoto/Pixabay


Selon Proléa unidol, la fabrication de biodiesel devrait entraîner la mise à disposition en France de 1,6 million de tonnes de tourteaux de colza et tournesol et 120 000 tonnes de glycérol dès 2008. Quant à la fabrication de bioéthanol, elle devrait conduire à la mise en marché de quelque 700 000 tonnes de drèches de céréales dès 2008 et 1 million de tonnes en 2015 (www.bioethanol.com). « Tous ces co-produits seront disponibles pour l´alimentation animale, mais pour bien les valoriser, nous devrons bien les connaître » estime Patrick Wieczorek, responsable scientifique Ruminant chez Celtic Nutrition Animale.


Des tourteaux à teneurs variables
Selon les observations, faites notamment en Allemagne où l´utilisation des co-produits issus des bio-carburants est plus avancée qu´en France, la qualité de ceux-ci est en effet très variable. La teneur en matière grasse des tourteaux gras peut ainsi varier de 9 à 18 % et celle en protéine de 28 à 32 %, avec pour conséquences des teneurs en UF et PDI très variables.
« Et par ailleurs, nous devrons veiller à ce que les tourteaux soient bien issus de variétés alimentaires, ce qui ne sera pas le cas de toutes dans la filière biocarburants » insiste Patrick Wieczorek.

Concernant les drèches de blé, c´est la teneur en amidon qui peut varier de 2 à 13 %. S´y ajoute le problème des mycotoxines, qui peut être amplifié sur les drèches, et celui du process de séchage, qui ne doit pas conduire à un produit brûlé moins digestible. Enfin, la qualité des glycérines utilisées devra également être surveillée de près. Selon les premières observations, les glycérines issues de la filière biodiesel peuvent en effet contenir des parts variables de glycérol (80 % minimum), d´eau (10 à 15 %) et de cendres.
Les fabricants devront aussi veiller à la température de réception des glycérines, à leur viscosité, à leur régularité, à leur teneur en minéraux. Et surtout, ils devront surveiller de près la teneur en méthanol, produit toxique pour l´animal et que l´on peut trouver à des teneurs élevées dans certaines glycérines (Schröder & Sudekum 2002).

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