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Le soja, une plante qui aime l’eau et la chaleur

Le soja semblait réservé aux régions méridionales mais avec le réchauffement climatique et la création de variétés plus adaptées, cette légumineuse s’invite désormais dans les rotations des agriculteurs du Centre-Val de Loire.

Si le soja est moins exigeant en matière de pH (optimum entre 6 et 6,8) que la luzerne, c’est en revanche une plante exigeante en eau. Il lui faut alors un sol profond ou de l’irrigation pour les sols superficiels. Les besoins en températures sont élevés mais, avec le réchauffement climatique, la région Centre-Val de Loire peut désormais tenter d’en cultiver. D’autant plus que des nouvelles variétés très précoces ont moins besoin de chaleur pour arriver à maturité. Dans le cadre d’un GIEE [Groupement d’intérêt économique et environnemental], des éleveurs ont mené des essais dans la zone AOP Chavignol.

Anticiper les pertes à la levée

« Il y a beaucoup de pertes à la levée, prévient Yvan Lagrost, conseiller fourrage à la chambre d’agriculture du Cher. Et si l’on veut obtenir cinquante plantes par mètre carré, il est préférable de semer soixante-cinq à quatre-vingt-cinq graines par mètre carré. » Le semis a lieu la deuxième semaine de mai dans un sol réchauffé à au moins 10-12 °C. Au préalable, il faudra bien niveler la parcelle afin de se faciliter la récolte plus tard. L’inoculation est nécessaire et on peut semer entre deux et quatre centimètres de profondeur à l’aide d’un semoir monograine ou d’un semoir à céréales. Les besoins en phosphore et potasse sont modérés. En revanche, le désherbage est préconisé contre les graminées au stade prélevé et contre les dicotylédones en post-levée. « Le binage est possible mais on se retrouve avec des buttes de terre qui gênent à la récolte des premières gousses qui sont souvent à ras de terre. »

Autant que 76 quintaux de maïs grain

Dans les essais menés en Centre-Val de Loire en 2021 et 2022, les récoltes ont eu lieu en octobre-novembre. « Les variétés très précoces s’en sont le mieux sorties et les rendements voisinaient les 23 quintaux par hectare en 2021 et les 20,5 quintaux en 2022. C’est plutôt correct en non irrigué, estime Yvan Lagrost. D’un point de vue économique, avec un soja à 470 euros la tonne, un rendement de 21 quintaux de soja à l’hectare équivaut à un rendement de 76 quintaux en maïs grain. »

Lire aussi : « En Centre-Val de Loire, je cultive du soja pour mes chèvres »

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