Le conseil d’Emmanuelle Genevet, chambre d’agriculture d’Occitanie « Alimenter sur parcours sans compromettre la ressource »

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Les chèvres les plus habituées qui connaissent le parcours pourront montrer toutes les bonnes ressources aux autres plus naïves. Crédits : © E. Genevet

« Dans les zones méditerranéennes, les élevages caprins profitent largement des pelouses plus ou moins embroussaillées, des landes et des sous-bois pour alimenter le troupeau. Même si un troupeau arrive naturellement à se nourrir sur parcours, il y a quand même des techniques pour que les chèvres en fassent une vraie ration.

D’abord, il faut éviter de les gaver de foin avant de les sortir. On peut leur donner un peu de fourrages pour les mettre en appétit. C’est surtout vrai en début de printemps, quand le parcours est riche en azote et pauvre en ressources ligneuses. C’est également le cas à l’automne lorsque les glands et châtaignes tombent au sol. Un tapis fibreux issu du fourrage leur évitera alors des problèmes digestifs.

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Pas plus du tiers à prélever

Quand on les sort, les chèvres se mettent vite à manger de tout activement. Mais au bout d’un certain temps, elles peuvent se lasser et se mettre à regarder les mouches ou se battre avec les copines. Il faut donc relancer la dynamique de pâturage en les déplaçant sur une nouvelle zone. En garde, en parc ou en lâcher dirigé, il faut pouvoir les renvoyer dans un autre secteur si on veut qu’elles prélèvent leur ration dehors.

Élaborer le menu du troupeau en préservant les parcours

Enfin, il faut savoir gérer la ressource car les chèvres ont tendance à manger les arbres et arbustes et il ne faut pas qu’elles raclent trop. On estime que, dans une zone donnée, elles ne doivent pas prélever plus du tiers de la ressource sur une année. Certaines plantes comme le cornouiller ou la salsepareille sont très appètentes et vont vite disparaître. La viorne tin est aussi bien appréciée mais elle se défend mieux. On peut aussi se garder les zones les plus fraîches comme les fonds de vallons, les zones à lierres, les abords de cours d’eau ou les sous-bois plus épais pour l’été. En automne-hiver, les glands et châtaignes apportent autant d’énergie que des céréales. »

Plus d’infos dans le Guide pastoral caprin
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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