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Viandes limousines label rouge : des ventes en baisse dans un marché en mutation

L’année 2025 est marquée par une baisse de la production et des ventes de viandes limousines Label Rouge et IGP, de 10 % environ pour le bœuf et de 20 % pour le veau et l’agneau. Ces viandes restent une garantie pour les consommateurs qui voudront soutenir les éleveurs français après la signature de l’accord avec le Mercosur. 

L’association Limousine de la qualité et de l’origine, dite Limousin Promotion, annonce sur l’année 2025 une baisse de production dans toutes les catégories, entraînant une hausse des prix à l’achat. « Cette hausse des prix est bienvenue et même inespérée pour les éleveurs qui obtiennent une meilleure rémunération. La conséquence immédiate de cette hausse des prix sur nos filières est un recul de l’acte d’achat par les distributeurs, et ensuite par les consommateurs », a présenté Jean-Marc Escure, directeur de Limousin Promotion lors d’une conférence de presse le 19 janvier 2025. 

Lire aussi : Le veau sous la mère cherche sa voie  

Le tonnage de viande commercialisé en 2025 sous la certification Bœuf Limousin est de 5602 t  (-9,3 % par rapport à 2024), et celui du segment Limousin Junior de 1640 t (-10,6 %). Pour le Veau du Limousin élevé sous la mère, les ventes ont représenté 1025 t (-20,5 %), et 412 t (-11,6 %) pour le Veau élevé sous la mère. L’Agneau du Limousin termine l’année 2025 avec un volume de 522 t (-21,3 %). Seul le Porc du Limousin maintient son niveau de vente avec 2798 t.

400 points de vente en moins sur l’ensemble des filières Viandes Limousines Label Rouge 

En décembre 2025, les filières limousines Label Rouge comptabilisent un total de 1175 points de vente, contre 1599 en 2024. Deux cent cinquante boucheries artisanales et 150 rayons de GMS se sont désengagés des filières. « Les distributeurs ont fait des choix. Tous n’ont pas fait évoluer suffisamment à la hausse le prix au consommateur. » 

Lire aussi : Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) : levée de la zone réglementée en Bourgogne Franche Comté

Pour Jean-Marc Escure, « les bouchers ont l’opportunité de se réapproprier leur métier en faisant de la pédagogie : expliquer pourquoi les prix augmentent, et adapter leurs propositions aux attentes des clients ». Des pièces peut-être plus petites, de nouvelles préparations bouchères crues…  ils doivent adapter la vente au souhait du consommateur et à son budget. 

Les bouchers s’adaptent aux attentes et au budget des clients

« Ils pourront faire la différence avec la viande française. Avec la signature de l’accord avec le Mercosur, les clients se demandent comment ils peuvent soutenir les éleveurs en identifiant les viandes françaises. Les filières Label Rouge sont une des réponses ».  Elles apportent une garantie sur toute la chaine de production et la qualité. Les viandes sans garanties voire importées seront « juste un peu moins chères ». La restauration hors domicile est également à la recherche de produits de qualité et des volumes conséquents de bœuf et de veau y trouvent leur débouché selon Limousin Promotion. La vente de steaks hachés Label Rouge se maintient bien, elle aussi.

« Nous devons veiller à ce qu’il n’y ait pas d’amalgame dans l’esprit des consommateurs entre l’impact sanitaire de la DNC et la qualité de viande produite en France », précise Jean-Marc Escure. Des dérogations ont déjà du être demandées à l’Inao pour faciliter l’activité d’abatteurs situés en zone réglementée DNC. 

Lire aussi : UE-Mercosur : l’accord commercial signé au Paraguay, quelles sont les prochaines échéances pour l’agriculture ?

Dans ce contexte, l’accompagnement des distributeurs dans leur communication sera renforcé cette année, et la présence des Viandes Limousines Label Rouge sur les réseaux sociaux sera développée en 2026. Des participations à divers salons et manifestations sont aussi au programme. Pour le SIA, « l’édition s’annonce particulière dans un contexte de DNC, Mercosur, et revendications de la profession. Nous serons présents sur le stand de la région Nouvelle-Aquitaine. » 

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