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Vaches Capitalisation en allaitantes

En juin, le mauvais climat social a pesé sur le moral des consommateurs et la météo sur celui des éleveurs. Le prix des femelles les moins bien conformées est toujours pénalisé par les abondantes disponibilités en réformes laitières. Cette même tendance se retrouve sans grande surprise dans la plupart des autres pays européens (Allemagne, Irlande, Pologne…).

En France le mois de mai a aussi été marqué par une nette progression des abattages de réformes allaitantes (+17 %). « Ceci porte à 322 000 l’effectif abattu sur les 5 premiers mois de l’année (+4 %/2015) », précise l’Institut de l’élevage. Pour autant, le Cheptel progresse. « Au 1er mai, la ferme France comptait 4,21 millions de vaches allaitantes (+1,4 %/2015 ; +2,8 %/2014). Le nombre de femelles âgées de 24 à 36 mois était également en hausse (+1,2 %/2015). »

Jeunes Bovins La fin du trou

Mi-juin, le prix du JB français est descendu à son niveau de septembre 2011. En Italie, la tendance à la baisse constatée depuis le début du printemps semble s’être enrayée. Les fortes disponibilités en femelles encombrent le marché et les quelques bateaux de JB vendus en vif sur pays tiers (essentiellement Liban et Lybie) sont insuffisants pour retendre le marché.

Les éleveurs français et européens continuent de subir les effets de l’embargo Russe. Depuis sa mise en place, il bouleverse les fondamentaux du marché européen de la viande bovine, supprimant le flux entre la Pologne et son grand voisin de l’Est, et déversant de ce fait, autant de viande supplémentaire sur le marché intérieur.

Ces abondantes disponibilités sur le marché français contiennent les importations. Elles s’affichent même en recul. « Sur le premier trimestre, elles ont totalisé à peine 80 000 tec (-9 %/2015 ; -15 %/2014). »

Broutards Retards de croissances

Dans l’étroite zone indemne de FCO, l’export vers la Turquie a contribué tout au long du printemps à tendre les prix. Les Italiens sont aux achats. Ils affichent leurs préférences pour de bons taurillons d’herbe et broutards d’automne passés à l’herbe. Autant d’animaux qui pourront être abattus dans les semaines précédant Noël, période au cours de laquelle les prix sont généralement haussiers en Italie.

La météo très humide de la fin du printemps se traduit par des retards de croissance sur les animaux à l’herbe. Certains cheptels ont même été momentanément rerentrés pour préserver les pâtures et éviter les GMQ négatifs. L’inquiétude concerne désormais la qualité et la quantité des fourrages pour l’hiver à venir. Au 15 juin, tous les maïs n’avaient pas pu être semés et très peu de foin a été fait alors même que l’herbe est désormais épiée et souvent couchée, même en altitude.

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