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Un génotypage spécifique pour la race Blonde d’Aquitaine

La SAS Gen&Blond propose un service de génotypage en race Blonde d’Aquitaine depuis 2016. L’offre combine le contrôle de la filiation, des résultats sur des gènes d’intérêt dont certains sont spécifiques à la race, et l’indexation issue du programme Gembal.

Accessible aux éleveurs depuis mi-2016, le génotypage se développe en race Blonde d’Aquitaine. Porté par la SAS Gen&Blond, filiale de France Blonde d’Aquitaine Sélection (organisme de sélection) et son entreprise de sélection Auriva, il est proposé en direct ou via des partenaires préleveurs ou distributeurs (Blonde Génétique, coopératives de mise en place, autres entreprises de sélection, Bovins croissance ...). L’offre combine le contrôle de la filiation, des résultats sur des gènes d’intérêt, et l’indexation issue du programme Gembal. Les résultats sont disponibles dans un délai d’un mois. L’éleveur peut s’équiper d’une pince et prélever lui-même le cartilage. Mais, en pratique, ce sont essentiellement les partenaires de Gen&Blond qui s’occupent de prélever et expédier les échantillons.

« Sur les onze premiers mois de l’année 2017, un peu plus de 1 200 mâles ont fait l’objet d’un génotypage sur la filiation et les gènes d’intérêt », explique Lionel Giraudeau, directeur de France Blonde d’Aquitaine Sélection. « C’est surtout le typage pour l’axonopathie qui a motivé ces analyses. Hors besoin direct du programme collectif, l’indexation génomique n'a été demandée que pour seulement cinquante mâles. » Pour les femelles, ce sont deux cent cinquante analyses qui ont été réalisées. Plus de 95 % des demandes émanent d’éleveurs adhérents au livre généalogique.

Parmi les gènes d’intérêt typés, figure donc l’axonopathie. C’est une anomalie génétique qui ne s’exprime que chez les animaux porteurs homozygotes. Les animaux disposant de ce génotype homozygote sont systématiquement malades. Ils présentent des problèmes de locomotion dès la naissance, déclinent rapidement et meurent. « La connaissance du statut permet de gérer cette anomalie génétique dans les troupeaux », souligne Lionel Giraudeau. Les animaux porteurs hétérozygotes n’expriment aucun symptôme. Seul l’accouplement de deux animaux porteurs hétérozygotes conduit à des animaux malades dans un cas sur quatre. « Les mâles porteurs hétérozygotes sont désormais écartés des schémas collectifs de sélection. Les taureaux de monte naturelle doivent être typés pour pouvoir recevoir leur pedigree, sur lequel est mentionné leur statut vis-à-vis de l’axonopathie », précise Lionel Giraudeau.

La translocation 1/29 est une anomalie génétique qui est gérée depuis plus de trente ans dans la race Blonde d’Aquitaine, et dont la prévalence est devenue très faible. Jusqu’à présent, le test consistait en un caryotypage à partir d’une prise de sang. Le génotypage apporte surtout une simplification technique pour la gérer.

Muscularité blonde et coloration de la robe

La connaissance du gène appelé « muscularité blonde » est issue de travaux assez anciens conduits par les structures de recherche. C’est un variant du gène mh (culard), qui impacte de manière significative les qualités bouchères des animaux en race Blonde d’Aquitaine (voir tableau). « Il est fixé de manière homozygote sur une très grande majorité des animaux de race Blonde. On utilise ce résultat sur le gène « muscularité blonde » essentiellement dans le sens de la détection d’anciennes infusions de sang d’autres races », explique Lionel Giraudeau.

Le gène pour la coloration de la robe est une autre spécificité du génotypage en race Blonde d’Aquitaine. Il présente un intérêt surtout pour les éleveurs sélectionneurs, qui cherchent à faire naître le plus souvent possible des animaux présentant la robe « froment pommelé ». En Blonde d’Aquitaine, il y a des animaux homozygotes « clairs », des animaux homozygotes « foncés », et des hétérozygotes. Pour chacun de ces trois types, plusieurs variantes de couleur sont représentées, avec ou sans le pommelé. La couleur n’est pas fixée. Et il s’avère que les animaux « froment pommelé » sont hétérozygotes pour ce gène de la coloration de la robe. Ainsi, en croisant un mâle « froment pommelé » et une femelle « froment pommelé », il n’y a pas tant de chances que cela pour que le veau porte la belle robe de ses parents.

Le typage pour le gène polled (sans cornes) est lui aussi inclus dans les kits. Il a été introduit en race Blonde dans certains pays étrangers, et en France dans le cadre d’un programme d’introgression. « Nous conduisons en interne des travaux pour enrichir l’offre, notamment du côté des qualités maternelles », évoque aussi Lionel Giraudeau.

Un kit pour les femelles et deux kits pour les mâles

Pour les mâles, un premier kit baptisé Blondotyp propose la filiation, le test sur haplotypes pour la translocation 1/29 et l’axonopathie, et le typage pour les gènes « muscularité blonde », MH, coloration de la robe et polled (90 euros). Un deuxième kit, Blond’Eval, accessible aux mâles qui ont fait l’objet du premier, donne les résultats de l’indexation Gembal calculée sur la base des index Iboval amendés de leur composante génomique (160 euros). Il donne l’IFNAIS, l’ISEVR, l’IVMAT, l’IABjbf et les index élémentaires associés.

Pour les femelles, un kit propose l’ensemble de ces informations Blondotyp et Blond’Eval (90 euros) sur une puce de moindre densité.

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