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Recul du prix des mâles maigres

Laitonnes à l'engraissement en Italie © S.Bourgeois
Laitonnes à l'engraissement en Italie
© S.Bourgeois

Le recul du prix des mâles charolais en fin d’été contraste avec la bonne tenue du prix des laitonnes. Si on s’en tient aux cotations FranceAgriMer, le prix des broutards a dégringolé à compter de fin août et ce recul est surtout sensible en Charolais. La cotation des mâles de 450 kg est passée de 2,63 euros du kilo en semaine 29 à 2,43 euros du kilo vif début octobre. Pour expliquer ce repli, l’Institut de l’élevage avance plusieurs explications. « En premier lieu, une offre étoffée pour l’export en lien avec la sécheresse qui a avancé les sorties dans les zones de naissances et qui décourage l’engraissement en particulier chez les naisseurs-engraisseurs français."
En second lieu, une demande à l’export totalement dépendante de l’Italie en raison de la conjoncture en Espagne. Enfin, la gestion prudente des opérateurs sur l’export pays tiers, lesquels ont craint des restrictions de transport cet été compte tenu de la chaleur et ont cessé les mises en quarantaine en mai-juin pour éviter les exportations en juillet-août.

Le contexte morose pour les mâles ne se retrouve pas en femelles avec une demande active pour les laitonnes. « La progression des exportations de bovins allaitants sur les sept premiers mois de 2019, (+ 2,5 %/2018, à 575 000 têtes, pour les animaux âgés de 4 à 16 mois) est entièrement due aux envois dynamiques de femelles qui ont totalisé 238 000 têtes, soit + 8,5 %/2018, et + 20 %/2015 ! », indique l’Institut de l’élevage en soulignant que ces évolutions traduisent la persistance du mouvement de décapitalisation du cheptel allaitant qui limite les besoins de renouvellement.

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