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Le sorgho a de beaux jours devant lui

Le sorgho fourrager monocoupe n’est plus une culture de second plan dans notre contexte climatique. La génétique a progressé, et certaines difficultés techniques sont aujourd’hui dépassées.

 © Semental
© Semental

Sorgho vient de l’italien « sorgo » qui veut dire « je pousse ». La vitesse de pousse (en conditions de températures estivales) est en effet une des caractéristiques de cette graminée originaire du Sahel. Il pousse encore à 40 °C alors que le maïs s’arrête au-delà de 30 °C. Le sorgho est aussi très performant pour extraire l’eau du sol. Son système racinaire très dense et chevelu peut descendre jusqu’à 1,70 mètre dans le sol. Divers dispositifs anatomiques lui permettent de réduire sa transpiration et mieux réguler sa température : ses feuilles sont parfois cirées, la tige est recouverte d’une poudre blanche appelée cérosie. En situation de sécheresse, son développement se bloque et il repart quand la pluie arrive. « Le sorgho a besoin de 400 à 500 mm d’eau pour faire son cycle », expose Chloé Malaval-Juery d’Arvalis, Institut du végétal. Il est sensible au stress hydrique entre le gonflement des grains et la floraison.

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