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La Pologne stocke sur pieds

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Au sein de l’Union européenne, la Pologne présente la particularité d’avoir nettement accru ces dernières années sa production de viande bovine en développant l’engraissement de taurillons laitiers ou croisés à partir des veaux nés localement. Mais la viande bovine est loin d’être le produit carné plébiscité des Polonais. Ils n’en consomment même pas deux kg/habitant/an en donnant leur préférence au porc et au poulet. L’essentiel de la production de viande bovine de ce pays (85%) est donc destinée à l’exportation. L’Italie fait partie des principaux clients. « La viande polonaise sur le marché italien est avant tout destinée à la restauration hors domicile et secondairement à celui de la transformation. Quelques bouchers low cost s’approvisionnent en viande polonaise ainsi que de rares petites chaînes de supermarchés dans le sud du pays », explique l’Institut de l’élevage dans son bulletin mensuel de conjoncture de mars dernier. La fermeture des restaurants en Italie depuis le 10 mars prive donc cette viande de son principal débouché. « Il devrait en résulter des retards d’abattages importants et sans doute de la congélation en Pologne. » Autant d’animaux non abattus qui vont forcément s’alourdir. Ils finiront par arriver sur le marché dans quelques semaines quand les problématiques sanitaires liées au coronavirus seront progressivement levées.

La baisse des hydrocarbures pénalise l’Algérie

Les importations algériennes de broutards lourds depuis la France se sont particulièrement bien tenues l’an dernier (67 000 têtes) et les volumes exportés en janvier 2020 (5300 têtes) ont été multipliés par 5 comparativement à janvier 2019. Les actuelles interrogations sur ce débouché font suite à la forte baisse du prix des hydrocarbures. Une donnée préoccupante pour un pays dont l’essentiel des ressources découle des exportations de gaz naturel. « De plus, l’économie algérienne pourrait ralentir du fait des mesures prises suite à la découverte de cas de Covid 19 sur son territoire », estime l’Institut de l’élevage. La crainte est que cela ne fasse qu’amplifier l’impact de la baisse du prix du gaz en faisant reculer le pouvoir d’achat des Algériens lequel impacterait la demande en viande bovine et par suite, en broutards.

 
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