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« J’ai choisi de ne récolter l’orge hybride qu’en grain et paille »

David Lachassagne, éleveur de charolais à Givarlais dans l’Allier, a testé cette année l’orge hybride sur trois hectares. Vu son beau développement au printemps, il a préféré privilégier le rendement en grain et paille.

David Lachassagne a apprécié la rusticité et le rendement en grain et paille de l'orge hybride.
David Lachassagne a apprécié la rusticité et le rendement en grain et paille de l'orge hybride.
© C.Delisle

« J’ai semé l’orge hybride sur mes terres les plus saines. Au moment où il aurait fallu la faucher, quand elle était entre deux et trois nœuds, il y avait eu de la pluie et les conditions n’étaient pas parfaites pour éviter de tasser le sol. Et surtout, l’orge était vraiment belle », explique David Lachassagne. Le potentiel de rendement de l’orge classique est de 60 quintaux sur son exploitation. L’éleveur a compris dès le printemps que cette variété allait donner bien plus. Et en effet, il a récolté 80 quintaux. « Le rendement en paille est aussi très intéressant : j’estime avoir récolté un tiers de plus qu’avec ma variété classique. »

Lire aussi : Une culture à la carte avec l'orge hybride

Cette orge répond à sa problématique, qui est de trouver une alternative au blé sur blé sur des terres relativement fortes. « Même avec un triticale à la place d’un deuxième blé, je n’étais pas vraiment satisfait. Ce type d’orge est rustique et apporte un plus en paille. Elle est bien adaptée aux besoins des éleveurs d’après l’expérience que j’ai eue cette année. » David Lachassagne souligne que le coût de la semence d’orge hybride est élevé, et qu’il faut donc calculer si l’éleveur s’y retrouve.

Il a ressemé pour l’année prochaine cinq hectares de cette variété hybride, cette fois-ci sur des terres difficiles, et il avisera au printemps pour évaluer si une fauche pourrait être pertinente. « J’ai envie d’essayer, mais je ne le ferai que si le sol est vraiment bien portant. » Comme il cultive des RGI et du méteil, il a d’autres récoltes de printemps dans sa palette de fourrages.

S.B.

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