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Inauguration de Ferlance, ferme pilote élevage et agroécologie en milieux humides de la Somme

L’objectif de cette exploitation de polyculture-élevage de 47 mères Blondes d’Aquitaine à Liercourt (Somme) est de tester, avec l’appui de la Chambre d’agriculture de la Somme de nouvelles techniques et technologies adaptées à l’élevage et aux cultures.

La Chambre d’agriculture de la Somme a inauguré, début septembre, sa ferme pilote associant élevage et agroécologie en milieux humides. Forts de leur expérience acquise avec la ferme 3.0 en grandes cultures, les élus de la Chambre ont souhaité renouveler l’opération en intégrant l’élevage pour son maintien en milieux humides. « Motivé par l’idée de participer aux innovations et de faire émerger des références en agro-écologie l’éleveur de vaches allaitantes, Matthieu Longuet, s’est porté volontaire pour faire de son exploitation une vitrine et un support d’expérimentations », souligne Stéphane Verscheure, responsable élevage à la Chambre d’agriculture de la Somme

Le partenariat a été rendu possible grâce à une convention, signée le 2 octobre 2020 pour une durée de cinq ans. Baptisée « Ferlance », l’exploitation expérimente des techniques agricoles respectueuses de l’environnement et du bien-être animal ainsi que du confort de travail de l’éleveur.

L’élevage allaitant de 47 Blondes d’Aquitaine se situe à Liercourt, commune du territoire du Programme de Maintien de l’Agriculture en Zones Humides en Moyenne Vallée de la Somme.

Des objectifs concrets

Matthieu Longuet qui a repris en 2017 l’exploitation familiale (laitière jusqu’en 2015) a pour but de développer des techniques respectueuses de l’environnement. L’éleveur ambitionne d’accroître son élevage avec pour perspective 60 vaches allaitantes et l’engraissement de taurillons. A cet effet, un bâtiment d’élevage a été construit dans le souci d’améliorer le bien-être animal et les conditions de travail. Une installation de contention a été créée afin de pouvoir intervenir seul.

L’éleveur, la Chambre d’agriculture et les partenaires du projet se retrouvent autour de plusieurs axes. « Ils ont été définis avec Matthieu Longuet. L’optique est de concilier pérennité de l’exploitation, respect de l’environnement et réponse aux attentes sociétales. L’un des premiers objectifs de la Ferlance est d’aller vers l’autonomie alimentaire », note Stéphane Verscheure. Ce projet devra également veiller au bien-être de l’éleveur et à celui des animaux (suivi du temps de travail, développement d’outils et de pratiques afin de faciliter la gestion de l’exploitation et d’améliorer le bien-être de l’éleveur…). La préservation du patrimoine naturel fait également partie des ambitions de l’exploitation (pratiques agroécologiques pour favoriser la biodiversité, valoriser les essences locales…). « La ferme pilote aspire à sensibiliser les acteurs agricoles et le grand public à la préservation de ce patrimoine grâce à une communication pertinente (démonstrations, animations, communication des résultats des expérimentations…)

Plusieurs canaux d’expérimentations

Officiellement lancée en septembre 2022, la convention a été signée en 2020. Des essais sur les cultures ont d’ores et déjà été conduits. Courant 2021, Matthieu Longuet a commencé par tester une technique d’implantation de maïs, couplée à un couvert. Des cultures fourragères sous couvert de blé, pour avoir une culture de vente et une culture fourragère, ont également été implantées. Dernièrement, une clôture électrique connectée a été mise en place afin de faire pâturer les animaux après la moisson.

Chiffres clés :

  • 47 mères Blondes d’Aquitaine

  • 86 hectares dont 37 de prairies permanentes (23 en milieux humides) et 49 de cultures

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