Génétique bovine : Une région du génome liée à l’âge au premier vêlage
Des analyses menées sur quatre races allaitantes mettent en évidence une région du chromosome 21 associée à la précocité sexuelle des bovins.
L’âge au premier vêlage impacte la productivité des vaches sur l’ensemble de leur carrière. La précocité sexuelle constitue donc un critère important en sélection génétique.
Dans le cadre du projet Precobeef 2, qui s’intéresse à ce sujet, des analyses d’association pangénomique (GWAS) ont été menées sur des données de quatre races allaitantes : Charolaise, Limousine, Blonde d’Aquitaine et Rouge des prés. Les résultats sont présentés dans une récente publication de l'UMT eBis sur le site internet de l’Institut de l’élevage.
Une région du chromosome 21 impliquée dans la précocité sexuelle des bovins
Pour la Blonde d’Aquitaine et la Charolaise, les résultats des analyses GWAS « ont mis en évidence un signal d’association marqué localisé sur le chromosome 21, suggérant la présence d’une région génomique impliquée dans la variabilité de l’âge au premier vêlage », expliquent Alicia Jacques d’Eliance, Léa Chapard de l’Institut de l'Elevage et Pauline Martin d’Inrae dans leur publication.
Une méta-analyse combinant les données des quatre races confirme ce résultat.
Le gène MKRN3 candidat pour expliquer les variations de précocité sexuelle chez les bovins
Un gène a également été identifié comme pouvant expliquer les variations de précocité sexuelle chez les bovins. Il s’agit du gène MKRN3, « impliqué dans le contrôle du déclenchement de la maturité sexuelle », expliquent les chercheuses de l’UMT eBIS.
Enfin, les analyses ont également mis en évidence des SNP (single nucleotide polymorphisms, des variations d’une paire de nucléotides dans l’ADN) d’intérêt, qui « n’étaient pas directement génotypés sur la puce actuellement disponible », selon les généticiennes.
De nouveaux SNP pour les puces de génotypage
Plus de quinze SNP ont donc été proposés pour être ajoutés sur la prochaine version de la puce EuroGMD, utilisée pour le génotypage des bovins. « Cette démarche vise à améliorer la couverture génomique de la région associée à la précocité sexuelle et à renforcer la précision des analyses génomiques futures », précisent les généticiennes.