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Export de bovins vivants : l’Algérie permet de maintenir la dynamique des prix

Marché difficile et risqué, l’export de broutards vers l’Algérie reste indispensable pour maintenir une dynamique des prix. Et, le besoin d’importer semble vouloir durer.

« Le seul paramètre qui me permettait d’avoir de la visibilité sur notre activité à venir, c’était le cours du pétrole, affirme Laurent Trémoulet, directeur de la Sepab (société du parc à bestiaux du port de Sète). Les cours ont chuté, pourtant, l’activité continue. Mon seul repère, je l’ai perdu. » Tous les exportateurs de broutards à destination de l’Algérie ont été surpris de la vitalité de la reprise des achats après le confinement faisant suite à l’arrivée du Covid-19. « C’est une reprise presque inespérée alors que les acheteurs algériens ne peuvent se déplacer en France pour agréer les animaux, que le prix du pétrole a chuté et que la dévaluation du dinar a renchéri le prix des animaux », se réjouissait début juin André Veyrac, éleveur dans l’Aveyron, gérant de la Sepab et vice-président de Bevimac. En cette période où l’offre était faible, il était même presque difficile de satisfaire la demande, reconnaissait-il.

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