Dénominations de viandes : Le Conseil de l'UE valide l'encadrement de l'usage du terme "steak"
Le Conseil de l'Union européenne a validé le 29 juin l'encadrement de l'utilisation des dénominations liées aux viandes. Le terme "steak" et 29 autres dénominations ne pourront s'appliquer qu'à des produits à base de viande.
Le Conseil de l'Union européenne a validé le 29 juin l'encadrement de l'utilisation des dénominations liées aux viandes. Le terme "steak" et 29 autres dénominations ne pourront s'appliquer qu'à des produits à base de viande.
Après validation par le Parlement européen le 16 juin 2026, le Conseil de l'Union européenne a définitivement entériné lors de la séance du 29 juin 2026 le texte relatif à l’encadrement des dénominations des viandes dans le cadre du règlement sur l’Organisation commune des marchés (OCM).
Le texte permet de réserver aux produits à base de viande l’utilisation d’une trentaine de noms liés aux découpes de viande ou aux espèces dont « steak », « côtelette », « blanc » et « bacon ». « Toutefois, les termes « burger » ou « saucisse » n’y figurent pas », selon notre confrère Agra.
Le règlement européen révisé doit à présent être publié au journal officiel de l’UE pour entrer en vigueur. Les nouvelles règles concernant les dénominations de viande ne s’appliqueront qu’après une période de transition de trois ans afin de laisser au secteur le temps de s’adapter
Interbev salue une avancée européenne majeure pour la filière et les consommateurs dans un communiqué du 29 juin. « Dans un environnement où les innovations alimentaires se multiplient, il est essentiel que les dénominations associées à la viande restent fidèles à la réalité des produits qu’elles désignent : des produits bruts et 100% naturels. C’est une question de confiance et de lisibilité pour les consommateurs qui doivent pouvoir identifier clairement ce qu’ils achètent. Cette décision marque également une reconnaissance du travail des professionnels de la filière et de la valeur de nos produits, issus d’animaux élevés selon des pratiques exigeantes en matière de traçabilité, de respect de l’environnement et de bien-être animal », relève Jean-François Guihard, président d’Interbev.
Pour la Fédération nationale bovine (FNB), l’enjeu est bien d’apporter une réelle transparence au consommateur en interdisant que des produits végétariens n’usurpent ces termes. « Cette prise de conscience européenne est un signal fort pour l’élevage, que nous espérons n’être que les prémices d’un accompagnement effectif du secteur », selon un communiqué du 30 juin. La FNB, qui a longtemps porté cette demande tant au niveau national qu’au niveau européen, se félicite de cette adoption. « Il s’agit d’une victoire historique rendue possible grâce à l’action déterminante de Céline Imart, qui a porté le sujet à bras-le-corps au niveau européen. Après cette validation européenne, nous appelons les opérateurs à mettre en pratique les nouvelles mesures pour assurer une meilleure transparence au consommateur » .
Lire aussi : Le « Vrai bœuf » Gascon des Pyrénées souhaite obtenir une AOP