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Chez Elodie et Florent Godard : « avec le confinement, la demande en vente directe a nettement augmenté »

Élodie et Florent Gobet élèvent 75 à 80 Charolaises à Propières dans le Rhône) et commercialisent tout en vente directe. © Gaec Gobet
Élodie et Florent Gobet élèvent 75 à 80 Charolaises à Propières dans le Rhône) et commercialisent tout en vente directe.
© Gaec Gobet

« Avec mon mari, Florent, nous élevons 75 à 80 Charolaises à Proprières, dans le Rhône. Je gère l’activité vente directe. Je découpe trois vaches et génisses et deux veaux par mois. Je fais du steak haché avec les vaches les plus âgées après avoir récupéré les morceaux nobles. Je fournis la supérette du village, deux restaurants et un magasin de producteurs. Le reste est vendu en colis de 5 ou 10 kg à des particuliers dans un rayon de 40 km. Je livre à domicile. Les animaux sont abattus à Charlieu, dans la Loire, à 30 km. Depuis la mise en place du confinement, la demande a nettement augmenté. Les ventes ont doublé à la supérette car des citadins sont venus se confiner dans leurs maisons secondaires et les gens respectent de ne pas aller faire les courses dans les grandes villes. C’est le seul commerce du village. Nous sommes dans un secteur où les gens cuisinent encore. Le restaurant du village continue à faire des burgers à emporter et nous prend beaucoup de steak haché. J’ai aussi de nouvelles demandes de toute la France à partir de notre site internet, mais je me cantonne à la région du Beaujolais. En mars, j’ai fait abattre une vache de plus mais je n’arrive pas à répondre à toutes les demandes. Les vaches ne sont pas prêtes !

Au niveau de l’abattage, il n’y a pas de changement, si ce n’est qu’il faut respecter les mesures sanitaires. Il n’y a plus de contact avec le personnel. On ne rentre plus dans les bureaux. Pour récupérer la carcasse, je téléphone à la personne concernée qui vient la charger dans mon véhicule frigorifique et nous gardons les distances sanitaires. Je fais la découpe avec un boucher salarié, qui intervient un à deux jours par semaine. Nous sommes équipés de masques, comme d’habitude, et gardons la distance. Au laboratoire, la vie est normale. Par contre, pour les livraisons, j’ai modifié les habitudes. J’envoie à l’avance le montant du colis par mail ou SMS pour que les clients puissent préparer le paiement. Je dépose les colis à l’extérieur en respectant les distances. Entre chaque client, je nettoie le volant et les poignées avec des lingettes désinfectantes et les mains avec du gel hydroalcoolique. Je ne livre les particuliers plus qu’une semaine sur deux car je dois aussi respecter le confinement et faire l’école à la maison. Le magasin de producteurs n’ouvre plus que le matin pour éviter que les clients ne défilent toute la journée."

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