Biostimulants : la start-up de champignons mycorhiziens Mycophyto lève 16 M€ pour développer sa première usine
Mycophyto vient de lever 16 millions d’euros pour construire sa première usine. La start-up des Alpes-Maritimes compte aussi proposer sa solution de biostimulants à base de champignons mycorhiziens à l’international.
Mycophyto vient de lever 16 millions d’euros pour construire sa première usine. La start-up des Alpes-Maritimes compte aussi proposer sa solution de biostimulants à base de champignons mycorhiziens à l’international.
Avec AgraInnovation
La start-up Mycophyto a annoncé le bouclage d’une levée de fonds de 16 millions d’euros le 12 janvier 2026. L’objectif : « accélérer son expansion et donner un élan décisif à son ambition internationale », précise le communiqué.
Ce tour de table était mené par Innovacom, BNP Paribas et le fonds Deep Tech 2030 géré pour le compte de l'État par Bpifrance dans le cadre de France 2030. La levée était également suivie par CDG Invest, la branche investissement de la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc, le belge Noshaq, avec le soutien renouvelé d'actionnaires historiques comme RSI et le Crédit Agricole.
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Construire une première usine et se développer à l’international
La société, spécialiste des biostimulants à base de champignons mycorhiziens et de la régénération des sols, espère « augmenter significativement ses capacités de production avec la création d’une première usine », précise le communiqué.
Grâce à ce financement, l’entreprise basée à Grasse depuis sa création en 2017 ambitionne également de poursuivre son développement à l’international en Espagne et au Maroc, mais aussi de « faireémerger des nouvelles filières » en Côte d’Ivoire ou dans le Benelux.
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La start-up Mycophyto propose d’optimiser les associations plantes-champignons
Depuis sa création, la start-up fondée par la docteure en microbiologie Justine Lipuma et l’ingénieure de recherche Inrae Christine Berrie-Boncet produit et commercialise des champignons mycorhiziens arbusculaires (CMA). Le but : optimiser les associations biologiques entre les plantes et ces champignons selon le territoire, les sols, le microbiote et les types de cultures.
Selon l’entreprise, cette solution permettrait de retenir 20 % plus d’eau et de réduire les intrants de 15 à 40 %. L’offre s’adresse aux cultures maraîchères, à la viticulture, aux espaces verts et à la filière des plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM).
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