Plus que deux abatteurs de chevreaux en France
La fermeture de l’atelier d’abattage de chevreaux de Palmid’Or en Saône-et-Loire fragilise un peu plus la filière caprine puisque, désormais, seuls deux abatteurs spécialisés se partagent le marché national, faisant craindre une dépendance accrue des éleveurs et la disparition des cotations officielles du chevreau.
La fermeture de l’atelier d’abattage de chevreaux de Palmid’Or en Saône-et-Loire fragilise un peu plus la filière caprine puisque, désormais, seuls deux abatteurs spécialisés se partagent le marché national, faisant craindre une dépendance accrue des éleveurs et la disparition des cotations officielles du chevreau.
La réorganisation des abattoirs avicoles LDC de Monsols (Rhône) et de Palmid’Or à Trambly (Saône-et-Loire) a des conséquences pour la filière caprine puisque l’activité d’abattage des chevreaux à Trambly a cessé depuis Pâques.
Un duopole pour les chevreaux
Le groupe LDC assure avoir sécurisé la continuité des débouchés grâce à la reprise de l’atelier d’engraissement Cabri Production par Loeul & Piriot, qui ne souhaite pas s’exprimer pour l’instant. « Avec la fermeture de Palmid’Or, il ne reste plus que deux abattoirs spécialisés dans les chevreaux : les établissements Ribot dans le Vaucluse et Loeul & Piriot dans les Deux-Sèvres, observait Jacky Salingardes, délégué général de la Fnec, lors de l’assemblée générale du syndicat. Loeul & Piriot traite à lui seul 85 % du volume national. Avec ce duopole, il n’y a plus la possibilité d’avoir des cotations officielles du chevreau. Il faut tout faire pour garder ces abattoirs et des relations avec les abatteurs. Si l’un d’entre eux venait à fermer, nous serions totalement dépendants d’un seul acteur, ce qui est une situation extrêmement risquée. »
Défendre le chevreau
« Il faudra sans doute trouver un troisième abatteur, imagine Gérard Chabauty, président d’Interbev caprin. Certains noms circulent, mais ce n’est pas leur spécialité aujourd’hui. Le problème va aussi être la collecte des animaux dans certaines régions. Mais les éleveurs doivent aussi apprendre à travailler ensemble et se rapprocher de structure de collecte existante. »
Gérard Chabauty appelle également les producteurs à davantage défendre leur produit : « Le chevreau mérite d’être mieux connu et davantage consommé. Mais si les éleveurs eux-mêmes n’y croient pas ou ne le mettent pas en avant, ce sera compliqué de le valoriser. »
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