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« Le pâturage hivernal est un atout avec 95 ha d’herbe accessibles, dans les Côtes d’Armor »

David Sidaner, éleveur de 75 vaches laitères en bio dans les Côtes d’Armor, trouve plusieurs avantages à faire pâturer l’hiver. Une pratique qui colle à sa stratégie de réduction des charges. 

<em class="placeholder">David Sidaner, éleveur de vaches laitières en bio dans les Côtes d&#039;Armor </em>
David Sidaner, éleveur dans les Côtes d'Armor : "Pour le pâturage hivernal, j'entre dans le circuit mes paddocks et des prairies de fauche que je fais pâturer au fil avant."
© T. Dagorn

« En hiver, j'ai une trentaine de vaches traites qui sont en fin de lactation, et les autres vaches sont taries. Leur ration est composée à 100% de foin séché en bottes. Le pâturage hivernal vient en complément et permet un gain de 2 à 3 litres de lait par vache et par jour », expose David Sidaner, éleveur dans les Côtes d'Armor. 

Lire aussi Pâturage hivernal : bien le conduire pour profiter de ses atouts en Bretagne

« Lorsque la portance est suffisante, je sors les vaches entre 11 et 17h sur de l’herbe à 5-7 cm de hauteur. J’utilise pour cela mes paddocks de 80 ares pâturés durant 3 jours. Je rentre également dans le circuit des prairies de fauche que je fais pâturer au fil avant. » En moyenne, l'éleveur fait pâturer 104 jours sur 120 ses vaches traites. L'ingestion est estimée à 4,6 kg MS/jour. 

Moins de lavage et de mécanisation

Sortir les vaches à cette période lui permet « de pailler deux fois moins et d’économiser en temps de lavage de l’aire d’exercice. Si j’arrêtais de pâturer de décembre à mars, je déprimerais une herbe de moindre qualité en sortie d’hiver. Le déprimage serait trop lent, je serais par la suite plus vite débordé par la pousse d'herbe, et donc dans l’obligation de gérer du surplus ou des refus par la mécanisation ».

De même, sur ses prairies de fauche, au lieu de faire une première coupe de moindre qualité, David Sidaner préfère faire un voire deux tours de pâturage. « Je valorise ainsi 700 KgMS par passage dans l’hiver, suivis d’une petite fauche de qualité estimée à 3 tMS. Le décalage de pousse ainsi effectué me permet par la suite d’améliorer la qualité de mes foins. »

Le vêlage précoce des génisses est compatible avec le pâturage hivernal

Pour faciliter la pratique, il conseille de déplacer les bacs d’eau des vaches tous les deux jours en hiver, afin de ne pas trop marquer la zone. Lors de forts cumuls de pluies, il encourage à ne pas hésiter à réduire le temps de présence au pâturage des vaches. « Je vérifie tous les jours pendant l’hiver la tension dans les fils avec le voltmètre. En période de froid, j’anticipe le gel dans les tuyaux en remplissant au maximum les bacs d’eau pour ne pas avoir à en amener depuis la ferme. » 

Les génisses de renouvellement ont passé tout l’hiver dehors en 100% herbe pâturée. Ces 25 génisses, nées en février de l’année précédente, sont sorties en mars avec leur mère nourrice pour être sevrées en octobre. Par la suite, elles ont été conduites en pâturage fil avant sur 25 hectares découpés en paddocks de 80 à 150 ares. Ce lot aura eu au final zéro aliment, zéro vermifuge, et 15 jours seulement au bâtiment dans leur vie. « Ce lot est à 80% de réussite en 1ère IA et je vise 24 mois d’âge au vêlage. » 

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