Le fromage de chèvre au lait cru augmente la longévité
Et si le secret de la longévité se cachait dans nos fromages ? Une étude révèle que le fromage de chèvre au lait cru prolonge la vie de vers nématode. Le chèvre et le saint-nectaire pourraient aussi améliorer la mobilité des personnes âgées.
Et si le secret de la longévité se cachait dans nos fromages ? Une étude révèle que le fromage de chèvre au lait cru prolonge la vie de vers nématode. Le chèvre et le saint-nectaire pourraient aussi améliorer la mobilité des personnes âgées.
« On va chercher les bienfaits des aliments fermentés à travers du kombucha ou du kéfir en oubliant que les fromages sont des produits fermentés avec une très grande microbiodiversité », explique Laurent Rios de VetAgroSup lors de l'assemblée générale de la Fnec le 9 avril dernier à Sisteron.
Pour voir si le fromage pouvait être source de métabolites naturels bioactifs d’intérêt, les chercheurs de l’unité mixte de recherche Fromage ont lyophilisé du fromage de chèvre fermier au lait cru et en ont donné à des colonies de Caenorhabditis elegans, des petits vers d'un millimètre environ, souvent utilisés par les laboratoires. Les vers recevant du fromage de chèvre ont vu leur longévité augmenter de 26 % en moyenne et jusqu’à plus de 75 % pour certains individus. En consommant l’équivalent humain d’une portion quotidienne de 20 grammes de fromage par jour, les nématodes ont survécu plus longtemps à un stress oxydatif en éliminant davantage les radicaux libres.
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La pièce manquant du French paradox ?
Les chercheurs ont également observé que les vers recevant des extraits de fromages fermiers au lait cru se déplaçaient plus facilement, même à un âge avancé, en préservant davantage leurs fibres musculaires. Des cellules issues de cartilage humain recevant des extraits de chèvre et de saint-nectaire ont également émis moins de marqueurs d’inflammation. Ces résultats suggèrent que les fromages au lait cru pourraient jouer un rôle dans la prévention des maladies liées au vieillissement comme l’arthrose.
« Nos études sont une première étape. Il faut maintenant les étendre et les valider chez l’homme, conclut Laurent Rios. Mais le fromage pourrait être la pièce manquante pour expliquer le French Paradox, c’est à dire le fait que les Français, malgré une alimentation riche, ont moins de maladies cardiovasculaires que d’autres populations ».
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