Indre-et-Loire : la noisette pour valoriser de petites parcelles irrigables
Antoine et Étienne Carlu, producteurs notamment de pommes et poires, ont choisi de se diversifier en noisette, dans l'optique d'obtenir une meilleure répartition des risques et de mieux répondre à la demande.
L’idée de la noisette est née d’un contact avec la coopérative Unicoque, basée en Lot-et-Garonne, qui regroupe 95 % de la production française de noisettes et cherchait des producteurs dans d’autres régions. « Nous avons beaucoup de petites parcelles irrigables, mais sans gros potentiel en grandes cultures, explique Étienne Carlu. Il y a des opportunités pour la noisette. Et nous connaissons l’arboriculture. » Des noisetiers ont donc été plantés sur 30 hectares en 2019, 2020 et 2021. « Ils seront en pleine production en 2028 ou 2029, calcule l’arboriculteur. Actuellement, le rendement est de 1 tonne par hectare dans le verger le plus ancien, pour un potentiel à terme de 3 tonnes par hectare. » La principale variété plantée est la variété de table Corabel. S’y ajoutent les variétés industrie Pauetet, Lewis et Jefferson. La SCEA a investi 130 000 euros dans une récolteuse automotrice AMB Rousset qui récolte un rang à la fois. « Elle fonctionne très bien, est facile à conduire et marque très peu le terrain », apprécient les producteurs. Les noisettes sont expédiées immédiatement après récolte jusqu’à la coopérative Unicoque, sans tri préalable. « Le marché est actuellement porteur du fait des difficultés de production liées aux ravageurs et à la suppression de l’acétamipride et parce que la Turquie a gelé en 2025. La HVE permet une bonne valorisation. Mais si nous ne sommes pas trop embêtés par le balanin, nous ne sommes pas sereins pour la punaise diabolique que nous rencontrons déjà en pomme et poire. » Les producteurs doivent aussi se perfectionner sur la taille du noisetier, la gestion de la récolte… « Depuis ce printemps, une technicienne Unicoque s’est installée à plein temps dans la région », se réjouissent-ils.