Ces éleveurs de chèvres se représentent aux élections municipales
Dans de nombreuses communes rurales, l’engagement municipal reste étroitement lié au monde agricole. Grâce à leur connaissance fine du territoire, les agriculteurs orientent des décisions qui touchent à l’aménagement, à la gestion de l’eau ou à la cohabitation entre habitants. Témoignages de quatre éleveurs de chèvres qui s’impliquent dans la vie citoyenne de leur territoire.
Dans de nombreuses communes rurales, l’engagement municipal reste étroitement lié au monde agricole. Grâce à leur connaissance fine du territoire, les agriculteurs orientent des décisions qui touchent à l’aménagement, à la gestion de l’eau ou à la cohabitation entre habitants. Témoignages de quatre éleveurs de chèvres qui s’impliquent dans la vie citoyenne de leur territoire.
« Les agriculteurs font vivre le territoire et ils apportent du bon sens »
« Être disponible pour les administrés comme pour coopérateurs »
Antony Letourneau, éleveur de 350 chèvres, président de Terra Lacta et maire de Mortiers en Charente-Maritime
« Je suis les réunions de chantier pour la mairie »
Sandrine Roquefeuil, éleveuse de 300 chèvres et conseillère municipale à Les Albres en Aveyron
« Expliquer aux nouveaux arrivants comment fonctionne la campagne »
« J’ai 35 ans et je suis agricultrice sur une ferme familiale avec des céréales bio, de la volaille et un atelier d’engraissement de 7 000 chevreaux par an en intégration. Quand je me suis installée en 2020, je suis aussi entrée au conseil municipal car j’habite ici, j’y travaille et je voulais être actrice de ce qui se passe. J’ai ensuite été élue comme maire en 2023 à la suite de la démission de l’ancien maire. Aujourd’hui, je me représente car j’aimerais aller au bout des projets amorcés. En cumul, je passe environ une journée par semaine à la mairie mais c’est très variable. En ce moment, on prépare le budget et cela demande du temps. Heureusement que mes parents m’aident à la ferme. Notre commune de 340 habitants est dans la communauté d’agglomération Valence Romans Agglo. Il faut parfois expliquer aux nouveaux arrivants comment fonctionne la campagne et pourquoi il peut y avoir de la terre ou de l’eau d’irrigation sur les routes. Je pense qu’il doit y avoir des agriculteurs dans les conseils municipaux, de même que des chasseurs. Cela facilite le dialogue et permet de faire remonter les besoins des uns et des autres. Chez nous, par exemple, les agriculteurs luttent activement contre l’ambroisie et la mairie veille à curer les fossés. »
Johanna Payot-Rimet, engraisseuse de chevreaux et maire de Barcelonne dans la Drôme