Bandes fleuries agricoles : vers la structuration d’une filière dédiée aux semences herbacées sauvages d’origine locale grâce au projet FLOR’AGRI
Cofinancé par les Régions Pays de la Loire et Bretagne, le projet FLOR’AGRI a pour objectif de tester, en Bretagne et Pays de la Loire, l’utilisation de végétaux herbacés sauvages d’origine locale sous la forme de bandes enherbées en milieux agricoles.
Cofinancé par les Régions Pays de la Loire et Bretagne, le projet FLOR’AGRI a pour objectif de tester, en Bretagne et Pays de la Loire, l’utilisation de végétaux herbacés sauvages d’origine locale sous la forme de bandes enherbées en milieux agricoles.
En milieu agricole, les végétaux sauvages constituent une ressource précieuse pour préserver le patrimoine génétique local, soutenir les pollinisateurs sauvages et attirer les auxiliaires de culture. Depuis mars 2022, les partenaires et agriculteurs associés dans le cadre du projet FLOR’AGRI piloté par Vegepolys Valley testent l’utilisation de ces végétaux en Bretagne et en Pays de la Loire, sous la forme de mélanges fleuris implantés en bords de parcelles en grandes cultures ou en inter-rangs en arboriculture et viticulture. Cofinancé par les Régions Pays de la Loire et Bretagne, le projet est doté d’un budget de 590 000 euros et a mobilisé 17 partenaires sur la période2022-2026. Il a pour objectif de structurer une filière dédiée aux semences herbacées sauvages d’origine locale utilisées sous la forme de bandes fleuries dans les milieux agricoles.
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De la collecte à la communication des résultats
Le projet FLOR’AGRI s’articule autour de quatre axes :
- Collecte dans les milieux naturels et mise en place de la fourniture de l’offre en semences herbacées sauvages d’origine locale ;
- Mise en place, gestion et suivi des bandes fleuries dans un contexte agricole ;
- Expérimentation sur l’optimisation des techniques de multiplication des semences (récolte / enherbement / germination) ;
- Communication des résultats auprès des acteurs des filières agricoles et végétales.
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Six mélanges types de plantes sauvages ont été élaborés
Le travail de collecte a été réalisé au sein des régions biogéographiques Massif Armoricain et Bassin Parisien Sud (définies par la marque « Végétal local », créée dans le cadre de la Stratégie nationale pour la biodiversité). Au terme d’une année d’échanges entre les différents partenaires du projet, six mélanges types composés chacun de 13 à 18 espèces et affinés en fonction de la zone biogéographique d’implantation ont été élaborés. Ces mélanges ont ensuite pu être testés durant deux années d'expérimentation : 2 mélanges grandes cultures ; 2 mélanges arboriculture ; 2 mélanges viticulture.
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41 espèces retenues sur 93 considérées au départ
Ces mélanges sont composés en moyenne à plus de 60 % d’espèces labellisées « Végétal local ». Sur les 93 espèces considérées au démarrage du projet, 41 ont été retenues pour être intégrées dans au moins un des mélanges implantées en bandes fleuries. Une journée organisée le 19 mai prochain à Beaufort-en-Anjou permettra de partager les principaux résultats acquis et de découvrir les livrables du projet, notamment un guide ainsi qu’une dizaine de « fiches parcelles » présentant le contexte d'implantation de l’essai, l’itinéraire technique et la gestion de la bande fleurie, l'évolution de sa composition dans le temps et les résultats des différents relevés réalisés et une fiche avec un zoom particulier sur l’implantation et l’entretien des bandes fleuries en végétal sauvage d'origine local intégrant des retours d'expérience d’agriculteurs.
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