Astuce d'éleveur : « J'ai fabriqué une cage portée pour les veaux naissants en plein air »
Jérôme Brut, éleveur de Salers dans le Puy-de-Dôme, a fabriqué une cage qui lui permet de boucler et de peser au pré un veau nouveau-né en toute sécurité.
« En bouclant un veau, j’ai eu la frayeur de ma vie : chargé par sa mère, je m’en suis sorti par miracle. J’ai donc fait une cage pour intervenir en toute sécurité », se souvient Jérôme Brut, éleveur de Salers à Sallèdes dans le Puy-de-Dôme. « Pour moi, il y a un triple enjeu : d’abord sécuritaire, puis réglementaire, car je peux réaliser les opérations d’identification et de pesée dans les délais, et enfin sanitaire. J’interviens rapidement sur tout veau malade et fais le prélèvement BVD très tôt, ce qui permet d’isoler vite tout IPI. »
La cage a été réalisée il y a sept ans avec 4 barrières « texas » (2,40 m de long et 1,60 m de haut). Elles ont été soudées ensemble avec des barres de renfort. La prise au porte-godet se fait avec 2 attaches de type euro. Le tout pour 800 euros TTC. « La cage en permanence dans la parcelle des vêlages familiarise le troupeau à l’appareil. Seul le tracteur est déplacé, ce qui minimise le temps d’accès. La cage est attelée comme un godet », indique Jérôme.
L’avant de la cage est soulevé à une hauteur de 80 cm/100 cm environ pour « coiffer » le veau tout en repoussant sa mère. Ce n’est efficace que sur des veaux naissants peu véloces. Au-delà de deux jours, les veaux sont suffisamment vigoureux pour s’échapper.
Le veau « coiffé », l’éleveur sort du côté opposé à la vache en escaladant la barrière pour travailler.
Tout se fait dans le calme, la vache voyant son veau surveille, mais n’est pas agressive.
En premier, se réalise le bouclage, puis la mesure du tour de poitrine.
Une fois les opérations effectuées, l’éleveur réescalade la barrière, rejoint le tracteur et remonte doucement la cage pour libérer le veau.
Maxime, le fils de Jérôme qui a rejoint le Gaec porte un regard critique sur l’appareil : « la cage n’est plus assez solide pour se déplacer dans des chemins creux et doit être solidifiée. Il faut prévoir un passage d’homme sur la face portant les crochets : escalader les barrières n’est pas sécurisant » Jérôme « souhaiterait à l’intérieur une petite armoire pour déposer le matériel sans avoir à le trimballer dans les poches… »
Une seconde cage est à l’étude. Elle pourra se financer via la MSA qui accorde une aide « cloches à veau ou parc de contention extérieur sur chargeur ».