Les industriels laitiers alertent sur leurs difficultés pour s’approvisionner en fruits pour la fabrication des desserts laitiers ultra-frais.
Le prix moyen d’un pot de crème dessert au chocolat a augmenté de 35 % entre fin 2022 et fin 2024, selon la cotation FranceAgriMer qui reflète les prix de gros. En cause, la flambée des cours du cacao, notamment. Sur le premier semestre 2025, la cotation est restée stable. Mais les industriels laitiers s’inquiètent désormais d’une hausse sur les desserts laitiers contenant des fruits.
Dans un communiqué, Syndifrais alerte : « Les fruits, ingrédient clé de nombreux produits laitiers frais, paient un lourd tribut au dérèglement climatique ». Et d’énumérer la chute de 50 % de la production polonaise de fraises après les épisodes de pluies et gel, même contexte pour la production serbe de framboises. Pluies intenses et grêle répétée ont plombé la production d’abricots des principaux producteurs (Espagne, Italie, Grèce, Turquie).
Syndifrais pointe un risque de rupture pour les cerises noires, dont la production en Grèce, Turquie et Bulgarie a été particulièrement touchée par les aléas climatiques. Les griottes d’Europe de l’Est sont aussi moins présentes.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Comme, en parallèle, les prix du cacao se maintiennent à un niveau élevé, les industriels doivent faire face à une hausse des coûts pour les desserts lactés.
L’ultra-frais laitier convalescent
Après une période difficile pendant la crise inflationniste, les ventes d’ultra-frais laitiers se consolidaient. Syndifrais indique une hausse des volumes (hors crème fraîche) de 1,7 % sur les 8 premiers mois de l’année selon Circana.