La production mondiale de viande bovine devrait progresser de 0,6 % entre 2023 et 2024 selon les estimations de l’USDA. Une petite progression qui cache de fortes disparités Nord/Sud.
Deux hémisphères, deux ambiances, c’est ainsi que l’on peut résumer la tendance sur le marché mondial de la viande bovine en ce début d’année.
Europe et États-Unis produisent moins de viande bovine
Au Nord, les prix sont fermes, dopés par la faiblesse de l’offre. C’est le cas en Europe, même si la production communautaire a progressé de 4 % au premier trimestre 2024, tirée par l’Italie et la Pologne. Mais ce rebond pourrait être lié à un décalage des abattages et les perspectives restent à une baisse si l’on considère 2024 dans son ensemble.
Ainsi, selon les derniers chiffres de la Conab, la production de viande bovine brésilienne devrait atteindre le niveau jamais vu de 10,19 millions de tonnes cette année, une hausse annuelle de 7,1 %. Dans ce contexte ; les exportations pourraient atteindre 3,44 millions de tonnes, en hausse de 13,4 %. Petit bémol, les estimations de l’USDA sont plus prudentes que celles de l’agence brésilienne, à +2,4 %.
La baisse de la demande chinoise sera compensée par la hausse de la demande américaine qui devrait profiter aux exportateurs australiens, tandis que Brésil et Argentine profiteraient de la demande du Moyen-Orient. L'Inde devrait, de son côté réorienter ses envois vers le Vietnam, la Malaisie et l'Arabie saoudite. A noter qu’en Chine, la hausse de la production de viande pourrait être un peu moins forte que prévue.