Les importations européennes d’œufs en provenance d'Ukraine ne ralentissent pas malgré la mise en place du système de frein d'urgence cet été.
Le mécanisme de « frein d’urgence » pour contenir les importations européennes d’œufs ukrainiens a été activé le 2 juillet dernier. Mais « ce système est inefficace », réagit Simon Fourdin, directeur du pôle Economie de l’Itavi lors d’un webinaire.
« Ce système est inefficace »
L'Ukraine a quadruplé ses envois d’œufs en deux ans
En deux ans, l’Ukraine a réussi a multiplier par 4 ses envois d’œufs coquille vers l’Union européenne, avec 31 000 tonnes équivalent œufs coquille (téoc) sur les huit premiers mois de 2024, soit 22 % de plus que l’an dernier, même période. L’Ukraine pèse pour 70 % des importations d’œufs coquille communautaire.
Le système de frein d’urgence est inopérant puisque « les prix des œufs ukrainiens sont très compétitifs, même en ajoutant des droits de douane, ils sont moins chers que les marchandises de l’UE », rappelle Simon Fourdin, précisant que s’il n’y a pas d’envois directs vers la France, il est possible que des ovoproduits transformés en UE à partir d’œufs ukrainiens arrivent sur le territoire national.
« les prix des œufs ukrainiens sont très compétitifs, même en ajoutant des droits de douane »
Les fondamentaux restent les mêmes, avec une offre qui ne permet pas de satisfaire entièrement la demande. Certains départs ont été contrariés en Bretagne hier et ce matin, mais c’est surtout en Normandie et dans les Pays de la Loire que les retards seront les plus importants. La circulation est aussi limitée plus à l’Est à présent, alors que la tempête s’est déplacée.