« L’enjeu pour nous est de faciliter la reprise des outils existants. Notre réflexion actuelle porte sur des pistes pour faciliter le financement du foncier et du capital d’exploitation, souvent très lourd à l’installation. Outre la capacité de remboursement du porteur de projet, nous tentons d’apprécier ses qualités techniques et de gestion. C’est ce que nous recherchons en premier, avant de rentrer dans une analyse technico économique et financière. Nous regardons ensuite la valeur productive des biens repris sans insister sur la valeur payée, car c’est du ressort de la négociation avec l’acheteur. L’investissement dans l’outil productif (le cheptel) est la priorité. Le matériel doit se raisonner en volume d’utilisation nécessaire.
Pour augmenter ses chances de transmettre, un cédant doit avoir une exploitation bien gérée, bien entretenue avec un élevage performant. Des bâtiments adaptés, des clôtures existantes et des parcelles contiguës et productives attireront davantage un repreneur même si le prix est en conséquence. La recherche d’un futur installé pour le salarier quelques mois ou l’intégrer progressivement est une solution qui fonctionne.
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La banque est là pour accompagner le cédant, qui est souvent un client, mais aussi le repreneur car c’est le renouvellement de notre fonds de commerce. De ce fait, nous restons à notre place pour conseiller le vendeur comme l’acheteur. »