La situation économique des éleveurs européens reste difficile dans le contexte deniveaux records des coûts de production. Les effectifs porcins se replient de façon significative en Allemagne, au Danemark, aux Pays Bas, en Pologne mais aussi au Royaume-Uni.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Décryptage des premiers résultats des enquêtes cheptel :
Des élevages disparaissent en Allemagne
En Allemagne, le nombre de porc a chuté de 9,4 % en 2021 par rapport à 2020, avec un décrochage de 7,3 % du nombre de truies, indique Destatis. « Entre peste porcine africaine (PPA), les règles de bien-être animal, la fermeture des débouchés vers le marché chinois, de nombreux éleveurs ont cessé leur activité. Près de 1600 élevages en Allemagne ont fermé en un an, soit une baisse d’environ 8% », rappelle Elisa Husson, ingénieure d'études économiques à l'institut du porc, l’Ifip.
Un repli plus mesuré au Danemark
Au Danemark, la baisse du cheptel est estimée à 1,8 % sur un an selon les données de Denmark Statistics. C’est surtout le troupeau de truie qui accuse une forte baisse de 3 %. Toutefois la filière porcine danoise demeure résiliente. Les élevages porcins trouvent des repreneurs assez facilement, avec dans certains cas des listes d’attentes pour ceux qui veulent s’installer. AHDB s’attend donc à une baisse limitée de la production danoise dans les prochaines années.
La Pologne subit les contrecoups de la PPA
En Pologne, la situation reste très critique, avec la mauvaise conjoncture et la PPA qui continue de progresser dans le pays. Le cheptel porcin a ainsi accusé unebaisse de 12,7 % selon Statistics Poland. Les effectifs de truies chutent d’environ 20 %.
Le cheptel porcin néerlandais à son plus bas niveau depuis 2003
Aux Pays-Bas, le cheptel porcin a diminué de 5,8 % en décembre 2021, pour s’afficher sous la barre des 11 millions de têtes, selon le Centraal Bureau voor de Statistiek, (CBS). C’est son niveau le plus bas depuis 2003. Le nombre de truies a diminué de 1,4 %. « Pour rappel, un rachat national des droits porcs (volontaire) a eu lieu courant 2020, ce qui a entraîné une forte baisse. La baisse du nombre de truies saillies (-2,2 %) laisse présager une nouvelle baisse de l’offre à partir de l’été prochain », indique l’Ifip.