Le défi est de taille pour la filière céréalière : réduire massivement son empreinte carbone à l’horizon 2030 sans entacher ses capacités de production. Pour répondre à cet enjeu, l’interprofession céréalière, Intercéréales, a lancé une feuille de route « décarbonation » le 28 février au Salon de l’agriculture en présence du ministre de l’Agriculture Marc Fesneau et du ministre de l'Écologie Christophe Béchu. « La filière céréalière assure depuis des décennies à la France sa pleine souveraineté alimentaire. Elle doit désormais, sans dégrader la production, s’adapter à l’absolue nécessité de réduire son empreinte environnementale », affirme Jean-François Loiseau, président d'Intercéréales.
Toute les maillons de la filière impliqués dans le plan de décarbonation
Fournisseurs d’intrants, production agricole (exploitations de grandes cultures), transformateurs des produits céréaliers et entreprises de logistique : le plan regroupera l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière afin de traiter tous les leviers de décarbonation. « Nous serons dans une logique de coconstruction », assure Jean-François Loiseau.
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La feuille de route, qui devrait être finalisée d'ici la fin juin, doit définir concrètement « la contribution de la filière à la décarbonation de l’agriculture française » et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.
Parmi les pistes avancées, la filière prévoit « d’amplifier la fonction des puits de carbone des exploitations de grandes cultures ». L’ambition porte aussi sur la capacité du secteur à apporter des solutions alternatives « aux produits issus du pétrole et du gaz, via notamment les bioénergies, les biomatériaux et les biomolécules, en complémentarité de la souveraineté alimentaire ».