Julien Denormandie a annoncé le lancement d’un nouveau plan national Semences et plants pour une agriculture durable, lors de la conférence internationale sur le développement vert du secteur semencier organisé par la FAO, les 4 et 5 novembre derniers. Cette nouvelle version lancée après celle de 2016 « met tout particulièrement l’accent sur le rôle des semences dans la diversité cultivée », selon le ministère de l’Agriculture.
Faciliter le retour sur le marché de variétés anciennes
Renforcer l’efficacité des variétés à résister à des ravageurs, à utiliser les minéraux du sol et de l’eau
Renforcer les critères organoleptiques et nutritionnels (teneur en oméga 3, en protéines) des semences
Développer des variétés plus adaptées aux conditions de l’agriculture biologique
Renforcer la dynamique de recherche sur les légumineuses
En accord avec la dynamique des professionnels
L’Union française des semenciers (UFS) se félicite de ce nouveau plan « qui entre bien dans la dynamique des enjeux du secteur » et vient compléter le plan de filière établi par l’interprofession Semae. D’ailleurs selon une enquête menée par l’association européenne des semenciers (Euroseeds), les principaux axes de recherche menés par les entreprises semencières visent bien la transition agroécologique.
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L’UFS se réjouit également que « la sélection variétale » ait été reconnue par Emmanuel Macron et Julien Denormandie comme un levier important dans ce qu’ils nomment « la troisième révolution agricole ».
« La vision stratégique de ces politiques publiques doit cependant être complétées par des actions législatives et une promotion du secteur », nous fait savoir Rachel Blumel, directrice générale de l’UFS.
La demande d’un réglementation européenne adaptée notamment aux « nouvelles techniques de sélection »
Le soutien à l’innovation variétale via les programmes PIA4 et France 2030
La pérennisation du Crédit impôt recherche (CIR) alors que les entreprises semencières investissent en moyenne 13% du chiffre d’affaires annuel dans la R&D
La mise en place de sanctions dissuasives pour éviter la destruction de parcelles de sélection variétale
Le maintien de l’accès aux solutions de protection des semences en cas d’impasse technique.