La Région Hauts-de-France a voté en séance plénière, le 5 octobre, des mesures d’urgence pour soutenir les agriculteurs impactés par les canicules et la sécheresse qui ont émaillé l’été. Ces mesures s'ajoutent au plan sécheresse (Casi) adopté par le gouvernement.
En séance plénière, la Région Hauts-de-France a voté le 5 octobre 2026 trois mesures d’urgence pour soutenir les agriculteurs qui ont souffert de la sécheresse et des canicules estivales. Ces différentes aides sont dotées d’une enveloppe de 2 millions d’euros, dont un million d’euros mobilisable dès maintenant.
La première a trait à l’aspect financier. Pour aider les exploitations à faire face à une perte de trésorerie, la Région propose de prendre en charge 50 % des frais financiers liés au besoin de recourir à un crédit à court terme lorsque la capacité d’autofinancement est négative et de prendre en charge 50 % des frais de pause crédit. Le plafond d’aide va de 5 000 à 7 000 euros par exploitation, avec un dispositif ouvert jusqu'à fin avril 2027.
La seconde mesure d’urgence concerne la préservation de la capacité à produire. « Nous voulons accompagner les semis et sur-semis des prairies pour reconstituer les ressources fourragères » a affirmé Marie-Sophie Lesne, vice-présidente en charge de l’agriculture. La Région prendra en charge le coût des semences à hauteur de 30 %. Il est à noter qu’une bonification sera ajoutée pour les semences de luzerne : prise en charge de 50 % du montant.
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La troisième mesure a pour objectif de préparer les exploitations aux prochaines vagues de canicule. Pour ce faire, la Région va accompagner les investissements concernant les bâtiments. Ainsi, un système de ventilation ou de brumisation, l’installation de capteurs et de systèmes de régulation thermique seront pris en charge à hauteur de 25 %, compris entre 5 000 et 30 000 euros. Ce dispositif est prévu pour les éleveurs de toutes les filières. Elle sera de 30 % pour les installés de moins de cinq ans.
Afin d’avoir une vision plus large, la Région souhaite par ailleurs établir une charte régionale d’adaptation de l’agriculture aux épisodes de canicule et de sécheresse. Elle souhaite la « construire avec les chambres d’agriculture et l’Etat déconcentré ».