Sécheresse, énergie : les pommes seront davantage transformées 

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La production de pommes au sein de l’Union européenne (UE) pour la campagne 2022/23 est attendue à 12,2 millions de tonnes (Mt) selon un récent rapport de la Commission européenne. Elle devrait être 2,5 % en dessous de la moyenne quinquennale.  

Des disparités selon les régions  

Une hausse de la production est annoncée en Pologne grâce à des conditions météorologiques favorables. En revanche, elle diminuerait dans l’Ouest et le Sud de l’Europe, conséquence des fortes chaleur cet été. Par ailleurs, les prévisions indiquent que les pommes seront de plus petites tailles, moins colorées mais riches en sucre.  

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Plus de pommes transformées  

Moins de pommes seront destinées à la consommation en frais. Autour de 6,1 Mt, soit une baisse de 4 % par rapport à la campagne précédente et une baisse de 6 % en comparaison à la moyenne quinquennale. En effet, l’électricité utilisée pour conserver les pommes fraîches connait une hausse de prix importante. Par ailleurs, l’augmentation de la production en Pologne et la baisse de la qualité laissent penser que la transformation des pommes va progresser de 18 % par rapport à la moyenne quinquennale. Environ 5,4 Mt de pommes devraient être transformées au cours de la campagne 2022/23. A peu près 75 % de la production polonaise pourrait être transformée. Par conséquent, la consommation de pommes transformées devrait atteindre 11 kg par habitant de l’UE au cours de la nouvelle campagne, soit une hausse de 10 % par rapport à la moyenne quinquennale. En revanche, la consommation de pommes fraîches va légèrement diminuer (-200 grammes) sur un an pour atteindre 12 kg/personne.  

En pommes transformées, des exportations dynamiques  

L'UE exporterait plus de pommes transformées au cours de la campagne 2022/23. La hausse est estimée à 3 % sur un an et à 15 % sur cinq ans. Le marché chinois pourrait être un débouché, d’autant plus que la production chinoise a aussi souffert de la sécheresse, elle se replierait de 20 % sur un an. A l’inverse, les importations de l’UE sont attendues à la baisse (-5%) sur un an. La Commission européenne observe une tendance baissière depuis cinq ans (-14 %). En pommes fraîches, les exportations chuteraient de 3 % sur un an et par rapport à la moyenne quinquennale.  

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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