A l’occasion du salon ProBio Ouest, organisé conjointement par Interbio Bretagne et Interbio Pays de la Loire le 2 avril prochain, à Rennes, Fanny Lemaire, Présidente d’Interbio Pays de la Loire, répond à 5 questions des Marchés.
Les Marchés : Comment est l’ambiance à la veille du salon ProBio Ouest ?
Fanny Lemaire : Optimiste, grâce aux chiffres qui redeviennent positifs en magasins, surtout dans le réseau de magasins spécialisés. On retrouve des projets d’ouverture de magasins, bien sûr pas dans la même ampleur qu’avant, mais aujourd’hui le bio retrouve son marché !
L. M. : Les enseignes spécialisées bio repartent, quelle est la dynamique en GMS ?
F. L. : Tout dépend des enseignes. Certaines ont beaucoup déréférencé les produits bio. Or l’offre fait la demande. Mais certaines enseignes localement ont des beaux projets. C’est le cas de l’Hyper U de Murs Erigné, près d’Angers, qui travaille avec la commune sur les sujets de restauration collective.
Pour faire avancer la bio, cette association de la distribution et de la restauration collective est très complémentaire.
L. M. : Comment aider ces deux types d’acteurs à s’associer ?
F. L. : C’est tout l’objet du salon ProBio Ouest ! Nous cherchons à rassembler tous les opérateurs, qui peuvent se retrouver sur le salon. Pour défendre la bio, dans notre région.
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L. M. : Comment se passe le travail avec la restauration collective ?
F. L. : Nous faisons pression pour que la restauration collective applique la loi Egalim. Il faut bien comprendre que si l’objectif de 20 % de bio dans les cantines était appliqué, au lieu de 7 %, il n’y aurait pas eu une telle crise de la bio ! Nous accompagnons les collectivités, pour leur montrer qu’avec un rééquilibrage alimentaire, une réduction du gaspillage et des produits de saison, ça ne coûte pas plus cher de manger bio.
Tout le monde se prend au jeu
Une fois que la collectivité a passé le cap, que le cuisinier a redécouvert son métier, qu’on a sensibilisé les enfants… Tout le monde se prend au jeu, et le bio monte à 30 %, 40 %... voire 60 % ! Nous allons d’ailleurs labelliser la métropole de Nantes « Territoire Bio Engagé » ce lundi. C’est une belle reconnaissance, comme le label « Établissement Bio Engagé ».
L. M. : Dans votre région, les Pays de la Loire, quelles sont les productions bio qui ont été les plus touchées par la crise ?
F. L. : Le porc, clairement. Ça a été vraiment dur, avec des déconversions. Et maintenant… on en manque. On va aussi manquer de céréales bio cette année, mais pas à cause de déconversions cette fois, plutôt des conditions climatiques.