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S-métolachlore : son interdiction éventuelle est surmontable à Maïsadour

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La procédure de retrait de l’herbicide S-métolachlore par l’Anses émeut les syndicats français des grandes cultures – céréales, grains, betterave sucrière. Comme ce principe actif est particulièrement utilisé pour produire du maïs, son retrait menace-t-il cette culture ? Maïsadour est un important producteur de maïs grain pour l’alimentation animale (des canards gras notamment) et de maïs waxy (à pop-corn ou à souffler), qui collecte aussi du maïs doux (84 000 tonnes) pour Bonduelle et d’autres industriels du légume.

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Les alternatives « généralement plus coûteuses »

Selon Laurent Badin, directeur du pôle agricole de la coopérative, les alternatives existent déjà et vont encore se développer, avec une incidence probable sur les coûts de production. « Nous commercialisons déjà des produits alternatifs pour le maïs. L’usage du S-métolachlore a déjà été réduit de moitié ces dernières années et il n’est plus possible dans les bassins versants et zones de captage d’eau de consommation. Il concerne 60 à 65 % des surfaces de maïs, ce qui montre que 35 à 40 % des surfaces sont cultivées sans », explique-t-il. « Les alternatives sont chimiques et mécaniques, précise-t-il, et elles vont continuer de se développer ». Quant au coût de production, « les alternatives sont généralement plus coûteuses », souligne-t-il.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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