EDE 63,Conseil  élevage Réussir son chantier de récolte d’ensilage pour livrer un lait de qualité

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C’est la capacité de tassage qui détermine l’avancement du chantier d’ensilage. Crédits : © Conseil élevage

La production laitière basée sur des régimes d’ensilage d’herbe (voire d’enrubannage) implique une confection des silos quasi irréprochable. L’ensilage permet de conserver le maximum de nutriments de l’herbe pendant plusieurs mois.
L’ingestion est liée à la qualité du fourrage initial (précocité, absence de terre) et à la confection du silo.
Réussir son ensilage, c’est éviter du travail supplémentaire pour trier au silo, pour enlever les refus à l’auge et éviter de distribuer davantage d’aliment concentré acheté. C’est aussi éviter les impacts sur le prix du lait dûs aux butyriques et à la présence de germes pathogènes dans le lait.
Pour éviter les mauvaises surprises à l’ouverture des silos : ensilage chaud, moisissures, couleurs éloignées du fourrage d’origine, odeurs de vinaigre ou de rance, le silo doit être bien tassé et fermé et le fourrage récolté au bon stade.

Un chantier propre, un silo bien tassé et fermé

Le silo doit être réalisé sur une aire suffisamment grande, propre, stabilisée ou bétonnée pour de bonnes conditions de confection et de reprise du silo.
La capacité de tassage du silo est le paramètre qui détermine l’avancement du chantier d’ensilage et non l’inverse. Tasser, c’est essentiel : prévoir un tracteur pour répartir et un tracteur pour tasser l’herbe. De plus, le temps de confection d’un silo ne doit pas dépasser une journée - une journée et demi pour éviter une perte de qualité du fourrage.
Ensuite, il faut réaliser une fermeture étanche du silo. On dispose des films sur les côtés qui sont rabattus sur le tas, puis le silo doit être immédiatement recouvert avec un film de qualité. L’utilisation de poids est indispensable sur les contours du silo et sur les zones de raccord. La bâche doit être tendue de bout en bout.
Qui dit ensilage dit aussi conservateur dans bon nombre de cas : coupe directe, ressuyage,  présence de légumineuses, teneur en sucre du fourrage faible.

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Ne pas négliger la qualité de récolte

Avant toute chose, la bonne exploitation de la parcelle et la conception du silo, tel que le front d’attaque soit en adéquation avec le nombre d’animaux à nourrir, sont  importantes. Fertilisation minérale et date de récolte doivent être réalisées en fonction des sommes de températures : à 200°C pour le premier apport d’engrais et à 700°C pour la première coupe, stade épiaison des graminées. Cette année, avec les conditions sèches de l’hiver et les froids d’avril, les chantiers vont être plus tardifs.
Faucher haut, entre 7 et 8 cm du sol, pour éviter de ramasser des matières organiques vieilles, de la terre, des pierres, etc. Cela favorise un meilleur séchage de l’andain et un ramassage au pickup facilité (à condition de bien le régler). L’utilisation d’outils bien réglés et affutés assure une coupe fine avec des brins nettement hachés (de 5 à 7 cm de long).
Enfin, évitez de dépasser un temps de séjour au sol de plus de 24 heures, d’autant plus si le stade de l’herbe est déjà bien avancé. Cela évite d’avoir des silos avec trop de MS et de faible valeur.

 

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